De nos jours, les nations Etats laissent peu à peu la place aux entreprises privées : moins de contraintes, plus de liberté et surtout, la possibilité de percer sur plusieurs pays et continents, la ou les nations restaient enfermées dans leur « cocon ». Une solution idéale ? A en voir la prise de puissance de certaines entreprises, Monsanto en tête, clairement, non.

Je ne vous ferais pas l’affront de vous apprendre ce qu’est Monsanto. Cette entreprise a suffisamment fait parler d’elle pour être connue de toutes et de tous. Multinationale présente sur tout les continents, proposant de nombreux produits dont de nombreux issus de la chimie et de la manipulation génétique, Monsanto est une société qui a réussi, et personne ne peux lui en vouloir : sur le libre marché : seul les plus forts survivent.

Le problème de ce libéralisme c’est, justement, l’absence de limites. Les Etats ont le devoir de servir le peuple, même si ce n’est pas forcément le cas pour tout les pays ou que ce n’est pas fait de la meilleure manière qui soit, on finance l’Etat pour qu’il nous protège, nous aide, répartisse les richesses, assure un service public. Les sociétés privées n’ont aucune obligation vis à vis du peuple : seule la rentabilité fait office de limite ; tout ce qui n’est pas rentable étant soigneusement mis sur le côté. Mais que se passe-t-il quand des choses apparemment non rentable, comme la diversité génétique, les semences ou la pollinisation sont transformés en produits consommables, et donc payants ?

On connaît en partie la réponse. Le brevetage du vivant a commencé il y a plusieurs dizaines d’années et s’est très vite transformé en forteresse impénétrable non seulement pour les citoyens, mais aussi de plus en plus pour les Etats eux-mêmes, repoussés par des règles qu’ils ont fixé… Monsanto en est un des pionniers, et des plus puissants. N’oublions pas que cette société pèse plusieurs milliards, est représentée sur tout les continents, a des liens avec des services militaires, a des services juridiques pour se protéger, mais aussi pour s’attaquer à tout ce qui pourrait lui faire concurrence.

 

Et l’environnement, dans tout ça ? Eh bien, pour Monsanto qui ne connait que les codes économiques, c’est aussi une concurrente, qu’il va bien vite falloir remplacer !

Ils ont commencé avec les plantes ogm, plantes résistantes à leurs propres produits. Et en même temps, ils ont mis en place un système qui empêche les paysans à récolter les graines de leurs plantes, les condamnant à acheter tout les ans les mêmes produits, tout en mettant aussi en place un système juridique qui condamne les paysans n’utilisant pas leurs semences mais pouvant en « profiter » par effet de vent…

 

Mais Monsanto est aussi une société à l’écoute des critiques. Ils savent tout autant que n’importe qui les critiques qui leur sont faits, et savent mieux que tout le monde les dégâts que provoquent leurs produits chimiques, voir, les ogm. Et ils travaillent non seulement sur leur image, mais aussi sur le futur.

Quel futur pour Monsanto ? C’est très simple. Les plantes meurent à cause de nos produits ? Créons de nouvelles plantes qui résistent à nos produits. Les abeilles meurent à cause de nos produits ? Créons de nouvelles abeilles ou de nouvelles fourmis  !

Ainsi va le monde de Monsanto : un problème ? On supprime le vieux, on crée le nouveau et on vous le vend. Ainsi est façonné le futur de Monsanto : recréer le monde pour le diriger de A à Z. Une vision dénuée de toute concurrence, de toute nature, de toute diversité. Une vision mégalomane et totalitaire, mais obtenues de façon totalement légale et honnête dans le monde libéral qu’est le notre. Un futur bien sombre, contrôlé par une poignée d’entreprises toutes puissantes ; un futur que je ne veux pas. Et vous ? 

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Source : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/monsanto-ou-la-pire-representation-168688