Mouhammad (صلى اللهعليه و سلم)Biographie musulmane officielle (Sirat) condensée

Période médinoise
L'arrivée du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) à Médine
La joie des médinois
D'après al-Bara (P.A.a) : "Puis le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) arriva. Je n'avais jamais vu les habitants de Médine aussi contents. Même les enfants n'avaient plus qu'un seul mot à la bouche : voici venir le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui)" (al-Boukhari, 4560).
Tout Ansâr espérait recevoir le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) chez lui. Ils interrompirent à plusieurs reprises le cours de sa monture. Et le Prophète leur répondit par ces termes: "laissez-la, elle est ordonnée". La chamelle poursuivit son cours jusqu'à s'arrêter dans une cours devant la maison de Abou Ayyoûb.
Abou Ayyoûb s'en réjouit à l'extrême. Il ses précipita à accueillir le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã); emporta ses effets personnels comme s'il portait les trésors de la terre et il se lança vers sa maison.
Celle si se composait de deux étages, le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) en choisit le plus bas pour être accessible à ses Compagnons. Mais Abou Ayyoûb ne put supporter d'être au-dessus du Prophète et lui fit part de son souci. Après plusieurs épisodes qui montrant à quel point celui-ci respectait le Prophète et l'aimait, il parvint à le convaincre de monter au premier étage.
Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) resta chez Abou Ayyoûb pour quelque mois jusqu'à ce furent bâties sa mosquée et les chambres d'alentours.
Quand les musulmans de Médine apprirent que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) avait quitté la Mecque, ils se rendirent chaque matin à la Harra et l'attendaient jusqu'au moment de l'intensité de la chaleur de la journée puis ils rentraient chez eux. Un jour ils rentraient après une longue attente quand, arrivés chez eux, ils furent alertés par un juif qui était monté sur une forteresse pour chercher une affaire. Car il aperçut le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ses compagnons tout de blanc vêtus et il ne put s'empêcher de crier à tue-tête : « ô peuple arabe ! Voici votre chance que vous attendiez ». Les musulmans se saisirent de leurs armes et allèrent accueillir le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) à l'entrée de la Harra… Il s'orienta avec eux vers la droite et s'installa dans le campement des Bani Amr ibn Awf au cours d'un lundi du mois de Rabï al- awwal .. ; Abou Bakr se mit debout devant les gens tandis que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) restait assis .. Quand les rayons du soleil atteignirent le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) Abou Bakr étendit son pagne pour l'en protéger et s'est alors que les gens reconnurent le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Celui-ci resta au sein des Bani Amr ibn Awf un peu plus de dix nuits et fonda la première mosquée bâtie sur une base de piété et y effectua une prière. Et puis, il se réinstalla sur sa monture et les gens marchèrent à ses côtés jusqu'à ce que sa chamelle se couchât à l'emplacement de son (actuelle) mosquée à Médine. Des musulmans l'utilisaient comme lieu de prière, mais, auparavant, le terrain avait appartenu à Sahl et Souhayl qui y exposaient des dattes à sécher. Ces deux garçons étaient des orphelins pris en charge par As'ad Ibn Zouara… Quand la chamelle se coucha, le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « C'est ici le campement, s'il plaît à Allah ». Et puis il fit convoquer les garçons et leur demanda de lui vendre le terrain. Et ils lui dirent : « non. Nous vous l'offrons, ô messager d'Allah ! » Celui-ci refusa de l'accepter comme un cadeau ; il l'acheta et se mit à y construire sa mosquée. Il portait des briques comme les autres et disait :
Cette charge n'est pas comme celle de Khaybar
C'est bien meilleur et plus pur, ô notre Maître !
Il disait aussi :
Mon Seigneur ! La vraie récompense est celle de l'Au-delà
Accorde Ta miséricorde aux Ansar et aux immigré.
Il paraphrasait un poète musulman dont l'identité ne m'a pas été révélée… Ibn Shihab poursuit : aucun autre hadith ne nous apprend que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) ait cité un vers autre que celui-là » (rapporté par al-Boukhari, 3906).
La bataille de Badr (2 H ; 55 ans)
La date de cette bataille
La grande conquête de Badr a eu lieu le vendredi 17 Ramadan de l'an deux de l'Hégire.
Les causes de cette bataille
Comme les mecquois représentaient un danger permanent, à cause de leur puissance militaire, il était indispensable pour les musulmans de trouver des moyens préventifs afin d'essayer de les affaiblir. C'est dans cette optique que le Prophète (saws) décida de mener une petite expédition militaire contre une caravane commerciale dirigée par Abou Soufiane, et ce justement, afin de porter un coup à la puissance économique (et donc, à la puissance militaire) des infidèles mecquois. Il est important de noter que, lorsque les musulmans quittèrent Madinah, ils ne s'imaginaient pas du tout qu'ils allaient être entraînés dans une véritable guerre et ne s'étaient donc pas préparés à cette éventualité.
L'armée musulmane
Le Prophète (saws) était à ce moment accompagné de trois cent treize Compagnons (رضي الله عنهم): soixante dix-sept émigrés de Makkah et deux cent trente six habitants de Médine.
L'armée musulmane avait en tout et pour tout six cottes de mailles, huit épées, deux chevaux et quelques soixante dix chameaux, que les soldatsdevaient se relayer pour monter.
De la caravane à l'armée
Alors que les Compagnons (رضي الله عنهم) se dirigeaient vers la caravane, Abou Soufiane fut informé de leur expédition. Il dépêcha un homme à Makkah afin qu'il aille alerter les Qouraïchites du danger qui guettait leur caravane et leurs biens. En apprenant cette nouvelle, ces derniers s'empressèrent de former une solide armée, dans le but d'en finir une bonne fois pour toute avec les musulmans. Le groupe des infidèles, avec à sa tête Outba Ibn Abi Djahal, comptait pas moins de neuf cent cinquante soldats parfaitement armés, cent chevaux et sept cent chameaux. Ils s'étaient préparés pour une bataille de grande envergure.
En prenant connaissance de cela, le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) consulta ses Compagnons (رضي الله عنهم) afin de décider de la conduite à suivre. Ceux-ci décidèrent à l'unanimité de faire face à cette armée, pourtant supérieure à la leur, et ce, à tous les niveaux: en nombre, en équipement, en expérience et même en préparation.
Entre temps, la caravane de Abou Soufiane réussit à s'échapper et à se mettre à l'abri.
Le début de la bataille par des combats singuliers
D'après Abou Dhar (qu'Allah soit satisfait de lui), Qays ibn 'Ubâd a dit: J'ai entendu Abou Dhar jurer que ce verset: {Voici deux clans adverses qui disputaient au sujet de leur Seigneur} fut révélé au sujet de ceux qui, le jour de Badr, sortirent des rangs pour combattre en combat singulier, à savoir: Hamza, 'Alî, 'Ubayda ibn Al-Hârith, 'Utba, et Chayba tous deux fils de Rabî'a et Al-Walîd ibn 'Utba. (Mouslim n°5362)
Pendant la bataille
{Lorsque vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous a exaucés : Je vous aide d'un millier d'anges déferlants par vagues successives. Allah a fait que cela soit pour vous une bonne nouvelle et pour qu'avec cela vos cœurs se tranquillisent. Il n'y a de victoire que de la part de Allah, Allah est puissant et sage.} (9/9-10)
D'après Ibn Djourayh, Ibn Abbas (رضي الله عنهما) a dit : "Au cours de la bataille de Badr, Iblis se présenta à la tête de ses soldats, drapeau à la main, pour apporter son soutien aux polythéistes. Il fit croire à ces derniers que personne ne pouvait les vaincre et leur fit savoir qu'il était leur protecteur. Quand les belligérants se rencontrèrent et que Satan se rendit compte que les anges étaient venus en renfort, il prit la fuite en disant : "je vois ce que vous ne voyez pas ..."". (tafsir d'Ibn Kathir, 2/318).
{Et aussi, au moment de la rencontre, Il vous les montrait peu nombreux à Vos yeux, de même qu'Il vous faisait paraître à leurs yeux peu nombreux afin qu'Allah parachève un ordre qui devait être exécuté. C'est a Allah que sont ramenées les choses.} (8/44)
Resultat de la bataille
Soixante dix infidèles furent ainsi tués, soixante dix autres furent fait prisonniers. Au sein de l'armée musulmane, seules quatorze personnes furent martyrisées (رضي الله عنهم).
La mort de Rouqayya (رضي الله عنها)
Au milieu de la seconde année suivant l'émigration, sa fille Rouqayya (رضي الله عنها) tomba malade: Elle fut prise par la fièvre et la rougeole. Ce fut peu de temps avant la bataille de Badr. 'Othman (رضي الله عنه), son mari, resta à ses côtés et manqua la bataille. Rouqayya mourut juste avant le retour de son père. De retour à Mèdine, un des premières choses qu'il fit fut de se rendre sur sa tombe.
Fâtima (رضي الله عنها) y alla avec lui. C'était la première perte qu'ils subirent au sein de leur proche famille depuis la mort de Khadîja (رضي الله عنها). Fâtima (رضي الله عنها) fut énormément touchée par la mort de sa sœur. Les larmes coulèrent de ses yeux dès qu'elle s'assit à côté de son père sur le bord de la tombe, et il la consola et chercha à sécher ses larmes avec le coin de son manteau.
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait auparavant parlé des lamentations de la mort, mais cela avait amené un malentendu et quand il revinrent du cimetière, la voix de 'Omar (رضي الله عنه) en colère fut entendue, contre les femmes qui pleuraient pour les martyrs de Badr et pour Rouqayya. 'Umar laisse-les pleurer' dit le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et il ajouta: "Ce qui vient du cœur et des yeux, cela vient d'Allah et de sa miséricorde, mais ce qui vient des mains et de la langue, cela vient de Satan".
La bataille des Bani Qaynouqa' (2 H ; 55 ans)
Les juifs de Bani Qaynouqa' déshabillèrent une musulmane.
Le samedi 15 du mois de Chawwal de l'an 2 de l'Hégire, le Prophète (saws) vint à la tête de sessoldats assiéger les fortins des Juifs (...) Le siège dura 15 jours. Dieu sema la terreur dans les coeurs des Juifs et ils furent contraints d'accepter le jugement du Messager (saws) quant à leurs vies, leurs biens, leurs femmes et leurs enfants; et ils furent ligotés.
C'est à ce moment que Abdullah fils d'Ubayy fils de Salul s'acquitta de son rôle d'hypocrite, intercédant en faveur des Juifs en prétextant de l'ancienne alliance qui les liait à sa tribu les Khazraj.
Il dit à L'Envoyé de Dieu (saws) "Ô Muhammad ! Traite bien mes confédérés".
Voyant que le Prophète (saws) ne lui répondait pas, il réitéra sa requête, le Prophète (saws) se détourna de lui; Abdullah fils d'Ubayy le saisit alors par sa cotte de mailles, le Prophète saws, dont le visage devint pourpre de colère, lui ordonna de le relâcher, mais il refusa, en disant : "Par Dieu ! Je ne le ferai que lorsque tu me promettras de bien traiter mes confédérés ; quatre cents hommes sans arumure et trois cents pourvus d'armure qui m'ont protégé contre tout le monde. Tu veux les tuer en une seule matinée ? Par Dieu ! Je suis un homme qui craint les revers de la fortune!"
L'Envoyé de Dieu (saws) traita avec égard Abdullah fils d'Ubayy qui n'avait fait semblant d'être musulman que depuis un mois. Il lui accorda sa requête, mais exigea que le départ des Beni Qaynuqa loin deMédine ; ces derniers allèrent s'établir en Syrie, mais la plupart d'entre eux périrent.
L'Envoyé de Dieu (saws) saisit tous leurs biens qu'il distribua entre les combattants musulmans après en avoir mis de côté un cinquième.
La bataille d'Ouhoud (3 H ; 56 ans)
Les causes de cette bataille
Les Mecquois étaient déterminés à se venger de leur défaite à Badr. Leurs femmes ne pouvaient pas accepter que leurs braves champions aient été si facilement vaincus par les Musulmans, et elles se moquaient de la faiblesse de leurs hommes. Abou Soufiyane voulait garder la colère des gens vive et il interdit tout deuil tant qu'ils n'auraient pas entièrement vengé leurs camarades tués. Les sentiments des gens étaient nourris encore plus par certains Juifs qui composaient des poèmes les incitant à la guerre.
Lorsque le Saint Prophète (saws) bloqua les routes aux caravanes Koraïchites vers l'Irak, ce fut la goutte de trop! Les chefs Mecquois décidèrent qu'ils avaient à présent assez de raisons pour s'attaquer aux Musulmans. Les commerçants Koraïchites auraient à nouveau accès aux routes si les Musulmans étaient vaincus ; ils acceptèrent donc de payer toutes les dépenses pour la guerre.
La préparation des ennemis
Abou Soufyân parvînt ainsi à préparer une importante armée de 700 hommes en armures, 3 000 soldats sur chameaux, une cavalerie de 200 hommes et un groupe de fantassins. Cette arméese mit en marche vers Médine et campa au pied des collines d'Ouhoud, le 5 Chawwal 3 H
Le voyage à la rencontre de l'ennemi
Le Saint Prophète (saws) était mis au courant des intentions des Koraïchites par son oncle Abbass qui résidait à la Mecque. Après consultation des Musulmans, il décida de faire face à l'ennemi en dehors des limites de la ville de Médine.
Le Saint Prophète (saws) accompagné de 1 000 hommes se mit donc en route vers Ouhoud à 5 Km de Médine.
L'armure du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã)
L'armée du Prophète (صلى الله عليه و سلم) forte de son millier de musulmans, s'arrêta à Shaykhan, à mi-chemin entre Médine et Ouhoud. Le soleil avait entamé sa descente vers l'horizon. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) descendit de son coursier Sakb. Il était habillé pour la bataille. Un turban entourait son casque. Il portait un pectoral sous lequel se trouvait une cotte de maille attachée par la sangle de cuir d'un glaive. Un bouclier protégeait son dos et à son flanc pendait son épée.
Les hypocrites rebroussement chemin
Abdoullah Oubay, qui prétendait vouloir se battre àMédine, déserta l'armée Musulmane avec 300 de ses hommes.
Il prétexta que le Saint Prophète (saws) avait écouté les plus jeunes plutôt que de l'écouter, lui. Il ne restait au Saint Prophète que 700 hommes. Seuls 100 d'entre eux portaient une armure et ils n'avaient que 2 chevaux en tout.
La découverte avant le combat de huits enfants dans les rangs des musulmans
Lorsque le soleil fut couché, Bilâl (رضي الله عنه) appela à la prière et ils prièrent. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) passa une dernière fois ses troupes en revue. C'est alors qu'il remarqua la présence au milieu de ses hommes de huit garçons qui malgré leur jeune âge aspirait à prendre part au combat. Parmi eux Ousama ibn Zayd et Abdullah ibn 'Omar (رضي الله عنهم), tous deux âgés de treize ans. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) leur ordonna de retourner immédiatement chez eux. Toutefois deux des garçons montrèrent qu'ils étaient des combattants accomplis et furent autorisés à accompagner l'armée à la bataille de Ouhoud alors que les autres étaient renvoyés dans leurs foyers.
La préparation mentale
Le Saint Prophète (saws) avait conscience que les Musulmans seraient inquiets d'être surpassés en nombre par le camp ennemi; c'est pourquoi il renforçait leur moral en leur disant: "C'est une tâche difficile que de combattre l'ennemi, et seuls ceux qui seront guidés et soutenus par Allah resteront inébranlable. Souvenez-vous qu'Allah est avec ceux qui L'obéissent, tandis que Satan est le compagnon de ceux qui Le désobéissent. Restez fermes au Djihad et profitez-en pour bénéficier des bénédictions promises par Allah. Nul ne mourra dans ce monde tant qu'Allah ne l'aura pas décidé". Il leur dit ensuite de ne pas commencer la bataille tant qu'ils n'auront pas reçu l'ordre de se battre.
La disposition des troupes
Le Saint Prophète (saws) se mit à préparer sonarmée à l'attaque. 50 archers étaient flanqués entre deux collines d'Ouhoud afin de veiller à l'armée contre toute attaque par l'arrière. Ils avaient reçu l'ordre strict de ne quitter leurs postes sous aucun prétexte, quel que fût le dénouement de la bataille.
Le martyr de ce compagnon
Jâbir (رضي الله عنه) rapporte: "Quelqu'un a demandé au Prophète le jour de la bataille de Ouhoud: où serais-je? si je suis tué au service de Dieu.
- "au Paradis", lui répondit le Prophète (صلى الله عليه و سلم).
Il jeta aussitôt les quelques dattes qu'il avait à la main, et se lança dans la mêlée jusqu'à ce qu'il fûttué". (al-Boukhâri, Mouslim)
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) propose son sabre
Selon Anas (رضي الله عنه), le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) prit un sabre le jour de la bataille de Ouhoud et dit: "Qui prend ce sabre de ma main?" Ils tendirent leurs mains, chacun d'eux disant: "Moi, moi!"
Il dit: "Qui veut le prendre en en payant les prix?"
Les gens s'abstinrent alors et seul Abou Doujâna dit: "Moi je le prends en en payant le prix". Il le saisit donc et brisa avec lui les crânes des idolâtres. (Mouslim)
La fuite des Mecquois
Les Musulmans continuèrent à attaquer l'ennemi avec succès et les Mecquois commencèrent à perdre confiance. Après avoir perdu beaucoup d'hommes, ils décidèrent de se retirer et se prirent la fuite.
Le revers de situation après la désobéissance au Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã)
Les Musulmans continuèrent à attaquer l'ennemi avec succès et les Mecquois commencèrent à perdre confiance. Après avoir perdu beaucoup d'hommes, ils décidèrent de se retirer et se prirent la fuite.
Ce fut à ce moment-là que les Musulmans commirent une grossière erreur qui leur coûta beaucoup: au lieu d'obéir au Saint Prophète (saws) et de poursuivre l'ennemi en dehors du champ debataille, ils déposèrent les armes et se mirent à ramasser le butin.
Pensant que la bataille était finie, la majorité des archers bloquant le passage vers les collines quittèrent leurs postes pour ramasser le butin, malgré les ordres de leur chef.
Un des commandants Mecquois, Khalid bin Walid, fuyait lorsqu'il saisit l'opportunité d'attaquer les Musulmans par l'arrière. Il rassembla ses hommes et lança une furieuse attaque par l'arrière.
Les Musulmans furent tellement surpris qu'ils ne savaient plus que faire. Dans la confusion, leurs rangs furent désordonnés. Les Mecquois qui s'étaient retirés se rassemblèrent à nouveau pour une attaque frontale.
La fausse rumeur de la mort du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã)
Cela continua ainsi jusqu'à ce qu'un Musulman voie le Saint Prophète (saws) et se mit à hurler le plus fort possible que le Prophète était encore en vie.
La fuite des musulmans et le courage de Aicha (رضي الله عنها) et Oum Soulaym (رضي الله عنها)
Anas (رضي الله عنه) rapporte : "Le Jour de Ouhoud, les Musulmans prirent la fuite, abandonnant le Prophète (صلى الله عليه و سلم)…J'ai vu 'Aicha Bint Abî Bakr et Oumm Soulaym : elles avaient retroussé leurs jupes, et je voyais les bracelets de leurs chevilles. Elles sautaient, portant des outres, qu'elles vidaient dans les bouches des Musulmans ; puis elles retournaient les remplir, et revenaient les vider encore dans les bouches des Musulmans…". (al-Boukhâri, Mouslim)
Les attrocités des mécréants
Les forces Mecquoises avaient retourné la situation mais ils étaient trop épuisés pour pouvoir profiter de leur avantage en attaquant Médine ou en faisant descendre les Musulmans des hauteurs des collines d'Ouhoud. Ils satisfirent leur désir de vengeance en commettant des atrocités à l'égard des blessés, leur coupant les oreilles, le nez et mutilant ainsi leurs corps. Le brave Hamza faisait partie de ces martyrs. Hind, la femme d'Abou Soufyân lui arracha le foie qu'elle mâcha.
Le bilan de la bataille
Dans cette bataille, 70 Musulmans furent martyrisés et 70, blessés. Les Mecquois perdirent 22 guerriers.
La bataille de Dhât Ar-Riqa' (4 H ; 57 ans)
En l'an 4 de l'hégire, les signes précurseurs de trahir l'Etat musulman apparaissent de la part des tribus de la région Najd. Dès l'abord, l'armée musulmane, dirigée par le Prophète (pbAsl), sortit vers le but de combattre les tribus de Muhârib et de Banû Tha`laba. Allah, l'Exalté, jeta la peur dans les cœurs des incroyants qui s'enfuirent devant les musulmans.
La bataille des Coalisés (5 H ; 58 ans)
Causes de cette bataille
Après l'Hégire, les juifs eurent de la rancune contre le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et tentèrent les Quraychites et leurs alliées de déclarer la guerre contre les musulmans en leur disant qu'ils se mirent d'accord avec les juifs des Banû Qurayzha (qui s'installèrent encore à Médine) de leur rallier dans cet attaque.
24.000 guerriers guidés par Abou Soufian et Ouyayna bin Hisn s'approchent de Médine pour encercler Mohammad et ses compagnons et s'en débarrasser.
Le creusement du fossé
Averti de ces plans, l'Envoyé d'Allah (saws) rassembla ses compagnons en priant leurs avis. Ils lui conseilla de se fortifier à Médine en se préparant de supporter un long blocage.
D'après un stratagème jusqu'alors totalement inconnu des Arabes, Salmân Al-Fârisî avait donné une idée de creuser un fossé défensif au nord-ouest de Médine parce que les autres directions furent fortifiées par les palmiers qui empêchent les chevaux des ennemis d'y pénétrer.
Le fossé fut creusé dans une semaine et le Prophète (saws) participa avec les fidèles à le creuser
L'annonce de la belle nouvelle de conquérir Ach-Châm, l'Irak et le Yémen
Al-Barâ Ibn 'Âzib (رضي الله عنه) narre : "Pendant que nous creusions le Fossé, un rocher nous donna beaucoup de mal : aucune pioche ni massue ne l'entamait. Nous nous en sommes plaints au Prophète qui prit la pioche de Salmân Al-Fârissi et dit : "Au nom de Dieu".
Il frappa un premier coup qui arracha le tiers du rocher et une vive lumière en sortit.
Le Prophète s'exclama : "Allâhou Akbar [Dieu est Grand], j'ai reçu les clés de la Mésopotamie ! Par Dieu, je viens de voir ses palais rouges à l'instant et de cet endroit !"Puis, il frappa un deuxième coup qui en arracha un autre tiers et une vive lumière apparut dans la direction de la Perse.
Le Prophète dit : "Dieu est Grand, j'ai reçu les clés de la Perse ! Par Dieu, je vois le palais blanc d'Al-Madâ'in [le nom donnée par les Arabes à la capitale de la Perse] de cet endroit même ! Gabriel m'a dit que ma nation en sera victorieuse alors soyez heureux de cette bonne nouvelle !"Puis, le Prophète frappa un troisième coup et dit :"Au nom de Dieu", le reste du rocher se brisa et une lumière vive jaillit du côté du Yemen comme une torche au cœur de la nuit noire.
Le Prophète s'exclama : "Allâhou Akbar, j'ai reçu les clés du Yemen. Par Dieu, je vois d'ici les portes de Sanca."C'est alors que les Hypocrites se dirent entre eux comme nous le révèle Coran: {Dieu et son Prophète ne nous font que de fausses promesses}. Par la suite, après la mort du Prophète (saws), le compagnon Aboû Horayra, voyant les armées musulmanes aller de victoire en victoire et de conquête en conquête disait : "Conquérez toutes les villes que vous voulez, il n'y en a pas une dont on n'a pas donné les clés au Prophète".
La multiplication de la nourriture
Jàber (رضي الله عنه) rapporte: «Cependant que nous creusions la tranchée, le jour de la bataille de ce nom, voilà que nous fûmes arrêtés par une pierre très dure. Nous allâmes dire au Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) : «Voilà une pierre qui arrête nos travaux de creusement de la tranchée».
Il dit: «Je vais descendre dans la tranchée».
Il se leva donc portant une pierre attachée sur son ventre (pour lui calmer les douleurs de la faim). Nous étions en effet restés trois journées entières sans goûter à rien. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) saisit alors la pioche et en frappa la pierre qui ne fut plus qu'un tas de sable coulant.
Je dis: «O Messager de Dieu! Donne-moi l'autorisation d'aller chez moi».
Je dis à ma femme: «J'ai vu le Prophète (صلى الله عليه و سلم) souffrir d'un mal (la faim) vraiment insupportable. As-tu quelque chose à manger?»
Elle dit: «Seulement un peu d'orge et une chèvre».
J'égorgeai la chèvre et moulus l'orge. Nous plaçâmes la viande dans la marmite, puis j'allai trouver le Prophète (صلى الله عليه و سلم) cependant que la pâte de l'orge avait bien levé. La marmite posée sur des pierres était presque à point.
Je lui dis: «J'ai un modeste repas à vous offrir. Lève-toi, ô Messager de Dieu!, avec un ou deux hommes».
Il dit: «Quelle est la quantité de ce repas?»
Je le lui décrivis.
Il dit: «C'est une bonne abondance. Dis à ta femme de ne pas retirer la marmite du feu ni le pain du four jusqu'à ce que j'arrive».
Il dit alors aux hommes: «Levez-vous!»
Les Mouhàjirùn (les exilés de la Mecque) et les Ansàrs (habitants de Médine) se levèrent alors. J'entrai chez ma femme et lui dis: «Malheur à toi! Voilà le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et avec lui les Mouhàjirùn et les Ansàrs ainsi que leurs suites».
Elle dit: «Est-ce qu'il t'a interrogé (sur la quantité du manger)?»
Je dis: «Oui».
Il dit alors aux hommes: «Entrez sans vous bousculer».
Il se mit à couper le pain en morceaux et à le couvrir de viande, tout en voilant la marmite avec une toile. Il voilait de même le four quand il en retirait le pain. Il le présentait à ses Compagnons et recommençait la même opération. Il ne cessa de couper le pain et de le couvrir de viande jusqu'à ce qu'ils eussent mangé à leur faim. Il en resta tout de même quelque chose. Il dit à ma femme: «Mange et offre-s'en car les gens souffrent d'une grande famine». (al-Boukhâri, Mouslim)
L'arrivée de mécréants devant le fossé
Plein de sûreté de vaincre les musulmans et d'envahir Médine, les Quraychites furent surpris et stoppés par le fossé. Ils restaient incapables de le traverser au point qu'un parmi eux tenta de le traverser mais tomba dans le fossé et fut tué à son tour.
Malgré que ce fossé ait protégé les musulmans de l'attaque des infidèles, ceux-là subirent le siège frappé autour de Médine.
Le siège
D'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), "Ces mots du Coran: {Quand ils vous vinrent d'en haut et d'en bas (de toutes parts) et que les regards étaient troublés et les cœurs remontaient aux gorges...} (33/10) firent allusion au jour du Fossé". (Mouslim n°5341)
L'aide de Nou'aym Ibn Mas'oud
Une énorme occasion apparut quand Nu'aym ibn Mas'ûd, qui embrassa l'islam en cachette et participa avec les Coalisés fut ordonné par le Prophète (saws) de semer le désordre et l'inquiétude entre les rangs des Coalisés en soulevant les juifs des Banû Qurayzha qui avaient rompu leur pacte avec le Prophète (saws) et conspiraient pour aider les Coalisés.
La ruse de Nu'aym réussit. Les dissensions entre les Coalisés s'exacerbèrent, ajoutées aux épreuves infligées par un vent violent renvoyé par Allah. Grâce à Dieu, la situation fut bouleversée et Abû Sufyân ibn Harb, chef des Coalisés, ordonna de retirer précipitamment. L'Envoyé d'Allah, lors de ce scène, a dit : "Dès ce jour, nous allons les envahir, non eux".
La contre-attaque
Après la guerre des coalisés, le Prophète avait déclaré : "Que personne n'accomplisse la prière de l'après-midi si ce n'est chez les Banoû Qourayza".
Les Compagnons s'étaient donc mis en route vers le lieu indiqué. L'heure de la prière de la fin de l'après-midi (al-'asr) survint cependant tandis qu'un certain nombre de ces Compagnons était encore en chemin. Un groupe parmi eux déclara alors qu'il n'accomplirait la prière qu'une fois arrivé chez les Banoû Qourayza, l'heure légale dût-elle se terminer (le Prophète n'avait-il pas dit "Que personne n'accomplisse la prière de la fin de l'après-midi si ce n'est chez les Banoû Qourayza" ?). D'autres Compagnons firent valoir que là n'était pas ce que le Prophète avait voulu dire, le sens de sa parole étant plutôt "Que chacun s'efforce d'arriver chez les Banoû Qourayza avant la fin de l'heure de la prière d'al-'asr". Lorsque ces Compagnons rejoignirent le Prophète, ils lui firent part des interprétations différentes qu'ils avaient eu de sa parole. Le Prophète ne blâma alors aucun des deux groupes. (al-Boukhâri)
Le mariage du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) avec Zaynab bint Jahch (5 H ; 58 ans)
Ibn Al-Qayyim (رحمه الله) a dit: "Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) regarda Zaynab Bint Djahch (رضي الله عنها) et dit : "Louange à Celui qui détourne les Cœurs". Elle était l'épouse de Zayd Ibn Hâritha (رضي الله عنه) son esclave affranchit, qui voulait divorcer d'elle. Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) lui dit : "Crains Allâh ! Et garde pour toi ton épouse". (al-Boukhâri, Mouslim)
Et quand Zayd (رضي الله عنه) a divorcé d'elle, Allâh (تعالى) a fait, du haut des sept cieux [sab'a samawât], qu'elle épouse le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم). Allâh est Le Proche [Waliy] qui l'a fait [Zaynab] épouser au Prophète (صلى الله عليه و سلم).
Il lui conclut l'acte de mariage du haut de Son Trône ['arch], et Il révéla à son Prophète : {Quand tu disais à celui qu'Allâh avait comblé de bienfait, tout comme toi-même l'avais comblé : "Garde pour toi ton épouse et crains Allâh", et tu cachais en ton âme ce qu'Allâh allait rendre public. Tu craignais les gens, et c'est Allâh qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eut cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu'il n'y ait aucun empêchement pour les croyants d'épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d'Allâh doit être exécuté. }
(33/37)". (Kitâb al-Dâ'a wal-Dawâ' p.378)
Ce mariage eut le au mois de Dhou l-Qi'da de l'an 5 H.
La trêve de Houdaybiya (6 H ; 59 ans)
Le départ pour l'accomplissement de la 'Omra
Al-miswar Ibn Makhrama et Marwane racontent: le Messager d'Allah (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) partit à la Mecque en l'an six pour accomplir la 'Omra. Boudèyl Ibn Warqa Alkhouzèîi le rencontra avec des gens de sa tribu Khouza'a; ils étaient les hommes de confiance du Messager d'Allah parmi les habitants de Tihèma.
Boudèyl dit: "Je viens de laisser Kaâb Ibn Louay et 'Amir Ibn Louay, ils se sont installés aux points d'eau de Houdèybiya et ont ramené toutes leurs forces".
Le Messager d'Allah (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) déclara: "Nous ne sommes venus pour combattre personne, mais nous sommes venus pour accomplir la 'Omra. Les qouraychites sont épuisés et endommagés par la guerre. S'ils veulent, je conclurai avec eux un traité de paix pour une certaine durée et qu'ils me laissent avec les gens. Si je suis victorieux, alors ils pourront accepter ce que les gens ont accepté, sinon ils seront débarrassés de moi. Et s'ils refusent (la paix), par celui qui détient mon âme dans sa main! Je les combattrai pour mon affaire jusqu'à ce que ma tête soit coupée, et l'ordre d'Allah sera assurément accompli".
Dans une autre version: "Malheur aux qouraychites! La guerre les a rognés. Qu'est ce qui les dérange s'ils me laissent avec les arabes? S'ils me battent, ce sera ce qu'ils voulaient. Si Allah me donne la victoire sur eux, les qouraychites pourront soit embrasser l'Islam en prospérité, soit combattre avec leurs forces s'ils n'acceptent pas l'Islam. Que s'imaginent-ils donc? Par Allah! Je ne cesserai de les combattre pour ce qu'Allah m'a envoyé jusqu'à ce qu'Allah me donne la victoire ou que ce cou soit détaché".
Durant le voyage, le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) multipli l'eau par miracle
Jâbir (رضي الله عنه) rapporte que les musulmans eurent soif le jour d'Al-Hudaïbiya. Alors que le Prophète avait devant lui un récipient avec un peu d'eau dont il se servait pour faire ses ablutions, les gens se précipitèrent autour de lui. Alors, il leur demanda :"Qu'y a-t-il ?"Ils dirent : "Ô Prophète de Dieu, nous n'avons plus d'eau pour faire nos purifications ni même pour boire sauf le peu que tu as là."
Alors le Prophète mit sa main dans le récipient et l'eau se mit à jaillir d'entre ses doigts comme des sources. Alors nous bûmes et accomplîmes nos purifications.
Sâlim celui qui rapporte ce témoignage de Jâbir, s'enquit : "Combien étiez-vous ?"
Jâbir répondit : "Si nous étions cent mille, l'eau nous aurait suffit. Mais, nous n'étions que mille cinq cents". (al-Boukhâri, Mouslim)
L'accord de paix
Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما) a dit: "Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) lui-même, au cours de la ratification du pacte de Houdaybiya, exigea que l'on y écrive : " Ceci a été admis par le Messager de Dieu…. ".
Mais Suhayl porte-parole des polythéistes, dit alors : "Si nous avions été convaincus que tu étais un Messager de Dieu, nous ne t'aurions pas bloqué l'accès à la Ka'ba, ni ne t'aurions combattu ! Ecris plutôt : "Mouhammad Ibn Abdoullâh".
Et le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) accepta en disant : "Par Allah, je suis le Messager d'Allâh même s'ils le nient !".
Après l'acccord passé avec les polythéistes, Allâh annonce que cela est une victoire éclatante
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui), comme les Compagnons du Prophète étaient extrêmement chagrinés du retour d'Al-Hudaybiya et alors que le Prophète y avait fait immoler les bêtes du sacrifice, ces versets furent révélés: {En vérité Nous t'avons accordé une victoire éclatante [...] un énorme succès}. Le Prophète dit alors à ses Compagnons: "Il m'a été révélé un verset qui m'est plus cher que ce monde et tout ce qu'il comporte". (Mouslim n°3341)
Les lettres du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) aux rois (7 H ; 60 ans)
Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) envoya au cours de la 7ème année de l'Hégire, des Emissaires chargés d'apporter des missives, frappées de son Sceau, aux dirigeants des empires afin de les convier à l'Islam et à rejetter les fausses religions. Au mois de Muharram de l'an 7, six hommes quittèrent la ville, chacun d'eux parlait couramment le dialecte de la tribu à laquelle il était envoyé.
Lettre à Héraclius
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Mouhammad, l'Envoyé d'Allah à Héraclius le chef des Romains. Salut à quiconque suit la bonne voie. Ensuite, je t'appelle à l'islam. Convertis-toi à l'islam, tu trouveras le salut et Allah te donnera une double récompense, mais si tu te détournes (de l'islam), tu seras chargé des péchés de ceux qui, de ton peuple, te suivront : {O gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah. Puis s'ils détournent le dos, dites : 'Soyez témoins que nous, nous sommes soumis}.
Héraclius lit la lettre et déclara "O Byzantins, si vous suivez le conseil de Jésus fils de Marie, vous n'en serez que mieux éclairés et plus forts".
Quel est ce conseil ? dirent les Byzantins
"Suivre ce Prophète arabe !" conclut Héraclius.
Les Byzantins rugirent de colère et brandirent la croix. En voyant leur réaction, Héraclius savait qu'il ne pouvait les convertir et ayant peur pour sa vie et son trône, il s'empressa de les calmer en leur disant "Par ces paroles, je voulais seulement m'assurer que vous teniez vraiment à votre religion, votre réaction me rassure !".
Lettre au Négus [An Najachi]
se convertit à l'Islam. Lorsqu'il reçut la lettre, il descendit de son trône, s'assis à même la terre en signe d'humilité et prononça la chahada en ajoutant "Si je pouvais me rendre chez le Prophète (saws), je n'aurais pas hésité à le faire".
Lettre à Chosroès [Kisra]
Un autre missionnaire se présenta chez Kisra (Chosroès) empereur de Perse qui déchira la lettre. A l'annonce de cette nouvelle, le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) déclara "Puisse Dieu déchirer son royaume".
Kisra demanda à l'un de ses gouverneurs au Yémen d'envoyer deux hommes à Médine pour lui amener le Prophète de force. Les deux hommes se rendirent àMédine où ils remirent au Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) une lettre de leur gouverneur. Le Messager (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) prit la lettre et demanda aux émissaires de se représenter le lendemain. Le lendemain, le Messager d'Allah (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) annonça aux deux hommes de retourner chez leur Gouverneur en leur disant: "Dites à votre gouverneur que mon Maître a tué le sien [Kisra] cette nuit, il y a de cela sept heures". En effet, Kisra fut assassiné par son propre fils.
Lettre au Préfet byzantin de Basra
Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) envoya Al harith Ben Omayr au Préfet byzantin de Basra. Ce dernier fit ligoter l'émissaire et le tua.
Mariage avec Maria (ÑÖí Çááå ÚäåÇ)
Un souverain chrétien, ou le Muqawqis d'Egypte lui envoya deux femmes esclaves qui étaient sœurs en guise de cadeau (en réponse à une lettre du Prophète les invitant à embrasser l'Islam), accompagnées d'un beau vêtement et de quelques médicaments, le Prophète accepta une des deux filles, Maria, dans son foyer: il donna sa sœur Serene à un homme qu'il souhaitait honorer, à savoir Hassân Ibn Thâbit.
Il accepta le vêtement, et renvoya les médicaments avec le message : "Ma sounna est mon médicament".
Lbataille de Khaybar (7 H ; 60 ans)
Les Banû Nadîr, installés à Khyibar, ne restèrent pas tranquilles. Ce sont eux qui organisèrent la guerre dite du Fossé. Après la trêve de Houdaybiya avec les Mecquois ils furent isolés et, quelques semaines après, leurs 20.000 combattants livrèrent bataille e aux 1500 musulmans dirigés par le Prophète en personne.
L'arrivée aux portes de la ville
Arrivés aux portes de la ville, le Messager d'Allah (saw) implora Dieu en ces termes "O Dieu, Seigneur des Cieux et de tout ce qu'ils couvrent, Seigneur de la terre et tout ce qu'elle porte, Seigneur des démons et de tous ceux qu'ils égarent, Seigneur du vent et de tout ce qu'il emporte, nous te demandons de nous livrer le meilleur de ce que contient ce village, l'élite de ses habitants et de nous préserver du mal qu'ils pourraient nous faire".
L'étandard des musulmans chez Abou Bakr puis 'Omar (رضي الله عنهما)
Le jour de la bataille de Khaybar, Abou Bakr (ra) porta l'étendard, mais comme il revint du combat sans avoir conquis la ville, Omar (ra) le lui prit le lendemain sans toutefois avoir plus de succès qu'Abou Bakr.
Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) choisi 'Ali (ÑÖí Çááå Úäå) pour porter l'etandard des musulmans
Selon Abou hourayra (رضي الله عنه), le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit le jour de la bataille de Khaydar: "Je donnerai certainement la bannière à un homme qui aime Dieu et Son Messager. Dieu donnera par lui Sa victoire".
'Omar (رضي الله عنه) dit: "Je n'ai jamais aimé le commandement sauf ce jour-là".
Je me suis donc précipité à l'avant dans l'espoir d'être appelé à porter l'étendard. Mais le Messager de Dieu appela 'Ali Ibn Abi Tâlib et lui donna la bannière en lui disant: "Marche sans te retourner jusqu'à ce que Dieu te donne la victoire"'Ali se mit en marche puis s'arrêta un moment sans se retourner et cria: "O Messager de Dieu! A propos de quoi dois-je combattre ces gens?"
Il dit: "Combats-les jusqu'à ce qu'ils attestent qu'il n'y a de dieu q ue Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu. Dès qu'ils font cela, ils ont mis à l'abri (de toi) leur sang et leurs biens sauf pour ce qui est de leurs redevances légales et c'est uniquement à Dieu de leur demander des comptes"". (Mouslim)
La victoire
Ali (ÑÖí Çááå Úäå) partit au combat et conquit Khaybar exceptés deux forts de la ville qui furent assiégés pendant plusieurs jours. Les habitants de ces deux forts supplièrent le Messager d'Allah (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) de les laisser partir indemnes en contrepartie de leurs biens et ils lui demandèrent également la possibilité de continuer à cultiver leur terre parce qu'ils la connaissaient bien. Le Messager accepta mais il précisa "Si nous voulons vous chasser de vos terres, nous le ferons".
A la reddition, on les désarma, puis on leur pardonna, leur imposant seulement un impôt foncier égal à l'impôt pratiqué à Médine.
Le mariage avec Safiya (ÑÖí Çááå ÚäåÇ)
Safiya fut capturée et son lot échut à Dihya al-Kalbi. On fit savoir au Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) que telle femme noble et de sang Prophétique ne devait revenir qu'à lui. Il la prit et donna à Dihya sept captifs en échange y compris les deux cousines paternelles de Safiya.
Bilâl faisait partie de cette expédition. A la fin du combat, il présenta deux femmes au Prophète (صلى الله عليه و سلم). Sur leur chemin, lui et ses deux prisonnières avaient dû traverser le champ debataille et passer près des guerriers tués pendant le combat. L'une des femmes hurlait et se couvrait le visage de poussière alors que l'autre était muette d'effroi.
La deuxième femme n'était autre que Safiya, la fille de Houyayy Ibn Akhtab, le chef des Banû An-Nadîr qui avaient été expulsés de Médine en l'an 4 de l'Hégire pour avoir comploté contre le Prophète. La femme bruyante qui l'accompagnait était sa cousine.
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) demanda à ce que l'on s'occupe de la cousine et plaça la cape qu'il portait sur les épaules de Safiya dont l'époux venait d'êtretué pendant la bataille.
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) se tourna ensuite vers Bilâl et lui dit : "Bilâl, est-ce qu'Allah a enlevé toute pitié de ton cœur pour que tu fasses passer ces femmes à l'endroit même où leurs hommes ont été tués ?"
Safiya accepta immédiatement l'invitation à l'Islam du Prophète (صلى الله عليه و سلم).
Après la période de veuvage le Saint Prophète l'émancipa et l'épousa. Les gens surent qu'il l'avait épousée quand elle prit le voile. Les noces durèrent trois jours et trois nuits entre Khaybar et Médine.
L'empoisonnement
Après la bataille, Zaynab Bent Al Hareth présenta de la viande de mouton empoisonnée au Messager (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã). Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) commença a en manger mais la recracha . Cependant un compagnon Bichr Ben Al Bara en mangea et mourut peu de temps après.
La femme avoua son méfait. Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) lui demanda les raisons de son gestes.
Elle répondit "Ma tribu m'a raconté à ton sujet des histoires qui ne te sont plus cachées. Je me suis dit que si tu étais un roi, nous serions débarrassés de toi et que si tu étais un Prophète, tu en serais averti !".
Quant au sort qui fut réservé à l'empoisonneuse, les avis divergent, certains disent que le Prophète (saw) l'auraient grâcié et d'autres disent qu'elle aurait été livré à la famille de Bichr.
Le retour de Ja'far (ÑÖí Çááå Úäå)
Tandis que le Messager d'Allah (saw) était encore à Khaybar, Jafar Ben Abi Taleb vint le trouver avec seize hommes et femmes du Yémen. Il revenait d'Ethiopie. Le Prophète (saw) l'étreignit et lui donna un baiser entre les deux yeux. Il lui versa une partie du butin après avoir eu l'autorisation des Musulmans.
La 'Omra de compensation (7 H ; 60 ans)
Le Prophète (saws) se prépara à faire la visite pieuse interrompue par les polythéistes l'année précédente à la même période.
A son entrée dans la mosquée, le Prophète (saws) s'enveloppa de son vêtement et mit sa main droite à découvert en déclarant "Puisse Dieu faire miséricorde à celui qui montre aujourd'hui le degré de sa force."
Puis, il prit la Pierre Noire comme un point de repère fit ses trois premières tournées d'un pas rapide et quatre autres à un rythme ordinaire. Le Prophète (saws) agit ainsi pour désavouer les dires des Qoreich selon lesquels une rumeur circulait sur la fatigue des Musulmans et qu'ils étaient atteints d'une fièvre.
Après trois jours de présence à la Mecque, les Qoreich demandèrent à ce que les Musulmans quittent la ville comme cela était convenu lors du traité de Houdaybia.
Mariage avec Maymoûna (ÑÖí Çááå ÚäåÇ)
Maymoûna, était désireuse d'épouser le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã). Elle alla trouver sa sœur Oum Al-Fadl pour lui en parler et celle-ci, à son tour, en parla à son mari, Al-'Abbâs.
Al-'Abbas alla directement trouver le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) avec l'offre de mariage de Maymoûna et sa proposition fut acceptée. Quand la bonne nouvelle lui parvint, elle était sur un chameau. Elle descendit immédiatement et dit : "Le chameau et ce qu'il porte sont pour le Messager d'Allah".
Ils se marièrent durant le mois de Shawwâl de l'an 7 après l'Hégire, juste après que les musulmans deMédine aient obtenu la permission de visiter la Mecque sous les conditions du traité d'Al-Houdaybiya, afin d'effectuer le petit pélerinage. A ce propos, Allah fit descendre ce verset : {…Ainsi que toute femme croyante qui se serait donnée au Prophète pourvu que le Prophète ait voulu l'épouser. Ceci est un privilège qui t'es accordé, à l'exclusion des autres croyants}. (33/50)
L'Imâm Ibn Al-Athîr penche pour l'opinion selon laquelle Al-'Abbâs Ibn 'Abd Al-Muttalib proposa au Prophète d'épouser Maymoûna suite à son veuvage contrairement à ceux qui soutiennent que c'est elle qui lui avait proposé sa main.
L'expedition de Mouta (8 H ; 61 ans)
La cause de cette expedition
L'un des Emissaires du Messager d'Allah (saws) fut ligoté et assassiné par le Gouverneur byzantin de Basra en l'an 7 H.
Effectifs musulmans
Trois mille Musulmans étaient prêts à se rendre à Mouta.
Le choix des chefs
Avant le départ, le Messager d'Allah (saws) déclara aux Musulmans: "Zayd Ibn Haritha vous commandera, s'il meurt, il sera remplacé par Jafar Ibn Abi Taleb, qui à son tour sera remplacé par Abdallah Ibn Rouaha s'il venait à mourir. Si ce dernier meurt également, les Musulmans choisiront eux-mêmes leur commandant".
Par ailleurs, le Prophète (saws) recommanda aux Musulmans d'appeler les habitants de Mouta à l'Islam.
Les effectifs ennemis
De leur côté, les Byzantins réunirent 200 000 combattants.
Le récit de la bataille à Médine
Lors de la bataille, les trois chefs désignés par le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) tombèrent martyr. Les Musulmans choisirent Khalid Ibn Al Walid (ÑÖí Çááå Úäå) pour commandant.
Pendant ce temps à Médine, les Compagnons étaient avec le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) qui leur racontait le cours de la bataille et leur annonça le martyr des trois chefs et leur dit: "Ils sont morts tous les trois, l'un après l'autre. L'étendard est passé aux mains d'une épée de Dieu qui a mené les Musulmans à la victoire avec l'aide de Dieu".
Durant la nuit de son élection, Khalid Ibn Al Walid (ra) inversa les positions de l'avant garde et de l'arrière garde, du flanc gauche et du flanc droit de l'armée pour faire croire à l'ennemi que des renforts s'étaient joints aux Musulmans. Khaled lança l'attaque et l'ennemi battit en retraite. Après cela, Khaled ordonna aux Musulmans de ne point poursuivre l'ennemi et de rentrer à Médine.
La conquète de la Mecque (8 H ; 61 ans)
Cause de cette conquète
Les Musulmans avaient conclu avec les Polythéistes une trêve à Houdaybiya qui devait durer 10 ans. Cependant, une coalition polythéistes attaquèrent de nuit les Banous Khouza'a, endormis, qui étaient sous la protection des Musulmans et tuèrent vingt hommes.
la tentative de médiation
Les Qoraïchites regrettèrent leur trahison et envoyèrent Abou Soufyân en médiateur, mais ce dernier ne put obtenir gain de cause et s'en retourna à la Mecque.
Le départ vers la Mecque
Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) se prépara secrètement pour une expédition et pria Dieu en ces termes: "Mon Dieu, ferme les yeux aux Qoraichites, afin qu'ils ne nous voient que trop tard".
La tentative d'information des Mecquois
Hateb Ibn Abi Baltaâ voyant tout ce qui se passait, écrivit une missive pour les Chefs Qoraichites afin de les prévenir de l'attaque des Musulmans.
Ali (ÑÖí Çááå Úäå) raconte : "Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) nous convoqua Al Miqdad, Az Zoubayr et moi et nous dit: "Allez à Radwat Khakh où vous rencontrerez une femme portant une lettre, prenez lui cette lettre !".
Nous partimes au galop et à l'endroit désigné, nous rencontrâmes une femme et nous lui demandâmes de nous remettre la lettre qu'elle portait. Elle nous répliqua qu'elle ne portait point de lettre. Nous la menaçames de la fouiller si elle ne nous montrait pas la lettre. Elle la sortit de ses cheveux, où elle la tenait cachée. Nous retournâmes à Médine et nous remîmes la lettre au Messager d'Allah (saws). Le prophète (saws) lut la lettre qui contenait des informations sur les plans de l'expédition. Le Prophète (saws) fit venir Hateb et lui dit "Qu'as tu fait ?".
Hateb répondit: "Je n'ai fait cela non dans le but de te trahir ou de renier l'Islam mais uniquement pour que ma famille restée à la Mecque obtiennent une protection de la part des Qoraïchites".
A ce propos Dieu révéla: {O vous les Croyants, ne prenez pas pour patrons mes ennemis et les vôtres en leur manifestant de l'amitié alors qu'ils ne croient pas à la Vérité qui vous est parvenue... Quiconque, parmi vous, agit ainsi, s'égare hors du chemin droit} (60/1)
Omar intervint et dit: "Laisse moi nous débarrasser de cet hypocrite!".
Le Prophète (saws) dit: "Cet homme est sincère, et il s'est battu à Badr. Qui sait, Dieu a peut être pardonné leurs erreurs à tous ceux qui se sont battus à Badr".
Le rejoignement des tribus
Les Musulmans se rendirent à la Mecque et au fur et à mesure qu'ils en approchaient des tribus venaient se joindre à eux, leur nombre atteignaient désormais 10 000 combattants.
La capture des espions et la prêche
Les Qouraychites s'atttendant à une attaqueenvoyèrent en observation Abou Soufyân, Hakim Ibn hizam et Boudayl Ibn Warq. Ils furent capturés par les Musulmans alors qu'ils approchaient de Marr Al Dhahran.
Le Messager d'Allah (saws) demanda à les voir et s'entretint avec Abou Soufyân. Il lui dit :"N'est il pas temps que tu admettes qu'il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah et que je suis son Messager ?"
Abou Soufyân répondit : "j'en doute encore !".
Al Abbas (ra) qui était présent lui dit :"Convertis toi et prononce les deux attestations avant que je ne tetranches la tête".
Abou Soufyân s'exécuta et se convertit aussitôt.
Le prophète (saws) déclara: "La protection est assurée à celui qui entre dans la maison d'Abou Soufyân, ferme sa porte derrière lui ou entre dans lamosquée".
Il dit à Abbas (ÑÖí Çááå Úäå): "Garde Abou Soufyân dans le défilé où il pourra contempler l'armée de Dieu en marche!".
L'entrée dans la Mecque
Le Prophète (saws) ordonna aux armées de ne combattre que ceux qui se montreraient hostiles, il dit: "Voici venu le jour de la clémence en non le jour de deuil et de carnage, aujourd'hui Dieu honorera la Ka'ba". Cependant, il ajouta dix personnes dont 4 femmes dont il cita les noms, entre autres Ikrima Ibn Abi Jahl, Hind Ibnt Otba, Meqias Ibn Sababa Al Laïthi... devront être tués.
Le Prophète (saws) ordonna aux armées d'entrer par différentes portes de la Mecque.
A l'entrée de la Mecque, Khalid Ibn Al Walid rencontra une résistance et dut se défendre contre un groupe de polythéistes. La conquête de la Mecque fit au total 28 morts.
La visite de la Ka'ba
Le Messager de Dieu (saws) se dirigea droit au temple, psalmodiant sans cesse et la tête baissée en signe d'humilité la sourate "du secours".
Jâbir Ibn 'Abdillâh et 'Abdullâh Ibn Mas'ûd - que Dieu les agrée dirent : "Il y avait 360 idoles autour de la Ka'ba fixées dans les rochers avec du plomb. Le jour où le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) conquitla Mecque, il alla à la Ka'ba. Sans toucher les idoles, il pointa chacune d'entre elles et dit : {La Vérité (l'Islam) est venue et la vanité a disparu. Car la vanité est destinée à disparaître.} (17/81). Chaque fois que le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) pointa une idole avec son barreau, elle s'écroulait". (Al-Boukhârî, Mouslim, Al-Bazzâr, At-Tabarânî et Abû Ya'lâ)
Le temple de la Ka'ba renfermait également des idoles ainsi que des peintures représentant Ibrahim et Ismaïl (as) tenant en main les flèches du sort. Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) déclara :"Malheur aux idolâtres, qu'ont de commun avec Ibrahim et Ismail, les flèches du sort dont ils ne se sont jamais servis !".
Ayant fait sortir les idoles, le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) entra dans le temple, prononça la formule "Allahou Akbar" et quitta la Ka'ba sans avoir prié.
A sa sortie, il remit les clé de la Ka'ba à Othman Ibn Talha (ÑÖí Çááå Úäå) en ajoutant "Ce n'est pas moi qui vous confie ces clés mais Dieu. Seul, un homme injuste vous la reprendrait".
Le discours
Le Messager d'Allah (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) ordonna à Bilal de monter sur le toit de la Ka'ba et de lancer l'appel à la prière. Les hommes vinrent en grand nombre pour embrasser la religion de Dieu.
Le Messager d'Allah (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) fit un discours et dit : "Dieu a fait de la Mecque une ville sainte mais les gens ne l'ont pas considérée comme telle. Il n'est pas permis à un Croyant qui croit en Dieu et au jour dernier d'y verser le sang ou de tailler les branches de ses arbres, si quelqu'un vous permet de déroger à cette loi, sous prétexte que l'Envoyé de Dieu (saws) y a combattu, dites lui que Dieu a permis à son Envoyé de combattre dans ce territoire mais non pas à vous; et Dieu ne m'a donné cette autorisation que pendant une partie de la journée; aujourd'hui la Mecque a recouvert son caractère sacré d'hier. Que celui qui est présent transmette ceci à l'absent".
Le serment d'allégeance
Après cela, hommes et femmes vinrent faire serment d'allégeance auprès du Messager d'Allah (saws), parmi les femmes se trouvaient Hind Ibnt Otba. Arrivée devant le Messager (saws) elle demanda son pardon pour ce qu'elle avait fait par ignorance. Certains de ceux dont le Prophète (saws) avait autorisé le meurtre furent tués, d'autres se convertirent.
La tentative de meurtre
Foudala Ibn Omaïr al Laithi tenta de tuer le Messager d'Allah (saws) alors qu'il faisait les circuits sacrés autour de la Ka'ba.
Quand il s'approcha du Prophète (saws), celui ci lui demanda s'il s'appelait Foudala, il lui répondit par l'affirmative. Le Prophète (saws) lui dit "A quoi pensais tu ?"
"je pensais à Dieu" répondit Foudala.
Le Messager d'Allah (saws) sourit et lui dit: "Implore le pardon du Seigneur" puis il posa sa main contre la poitrine de Foudala pour l'apaiser.
Ce dernier raconte: "Quand il retira sa main, je l'aimais plus que tout autre créature de Dieu". (Ibn Hicham)
Le temps passé à la Mecque
Ibn Abbas (رضي الله عنهما) rapporte que le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) passa dix neuf jours à la Mecque pendant lesquels il raccourcit la prière, en se contentant de deux rak'âtes pour les prières en comportant quatre. (al-Boukhâri)
La bataille de Hounayn (8 H ; 61 ans)
Date
Cette expédition eût lieu au mois de Chawal en l'an 8 de l'hégire.
Cause de la bataille
Les tribus de Houazen de Thaqif, irritées par la victoire du Prophète (saws) et des Croyants se rassemblèrent sous la direction de Malek Ibn Aouf, munis de leurs biens et accompagnés de leurs familles.
Le départ vers l'ennemi
Avisé de l'attaque, le Messager d'Allah (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) se dirigea le 6 de Chawal vers ses ennemis à la tête de 10.000 Médinois et de 2.000 Mecquois. Il envoya Abdallah Ibn abi Hadrad al Aslami en mission d'espionnage chez l'ennemi qui revint faire son rapport au Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã).
Le Messager d'Allah (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) apprit qu'un polythéiste du nom de Safwan Ibn Omaya possédait une quantité d'armes et de boucliers. Après que le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) eût insisté, Safwan, malgré quelques réticences se désista de 100 boucliers et ce qu'il fallait comme armement.
Lorsque Malik Ibn Aouf eût vent de la venue de l'armée musulmane, il ordonna à ses hommes de camper dans la vallée de Hounayn et d'opérer contre les Musulmans et ses partisans une seule attaque.
La rencontre des deux groupes
Al Abbas (ÑÖí Çááå Úäå) a dit: "Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) montait une jument blanche. Quand notre armée et celle de l'ennemi se trouva face à face, les Musulmans s'enfuirent sans demander leur reste. le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) quant à lui, mena sa monture au devant des incrédules, tandis que je m'efforçais de la retenir par la bride, et qu'Abou Soufyân s'accrochait aux jambes du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã). Celui ci m'ordonna d'appeler au combat ceux qui lui avaient prêté le serment d'allégeance à Houdaybia. Je les appelai du plus haut que je pus, ils accoururent aussitôt vers le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) et l'entourèrent comme une vache qui entoure ses petits en criant : "A tes ordres, à tes ordres...". Ils se ruèrent sur les incrédules. Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) prit une poignée de poussière et la jetant vers les idolâtres dit: "Par le Dieu de Mouhammad, vous serez vaincus !".
Dieu remplit de terreur le coeur des polythéistes, ils ne tardèrent pas de battre en retraite ; les Musulmans les poursuivirent en continuant lemassacre et en faisant des prisonniers. Ils retournèrent auprès du Messager d'Allah (saws) en ramenant une longue ligne de prisonniers. Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) déclara: "Celui qui a tué un ennemi et en fournit une preuve aura droit à ses dépouilles"". (Mouslim)
La vue d'une femme parmi les cadavres ennemis
Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) passa près d'un corps de femme inerte, il s'enquerra de son identité, on lui dit "Il s'agit d'une femme idolâtre que Khâlid Ibn Al Walid a tué. Le Messager d'Allah (saws) dit à l'un de ses Compagnons: "Va trouver Khâlid et dis lui qu'il est interdit de tuer les femmes, les enfants et les esclave !".
La poursuite jusqu'à Taïf
Pendant ce temps là, l'armée idolâtre conduite par Malik Ibn Aouf retourna à Taif où ils se barricadèrent derrière leurs fortifications après avoir abandonné leurs biens aux Musulmans. Le Messager d'Allah zzz(Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) déposa le butin à Jourana où il le fit garder par Massoud Ibn Amr Al Ghifari puis il se dirigea avec son armée pour assiéger la ville de Taif.
Les Musulmans décidèrent de passer à l'attaque. Ils subirent des pertes ce qui poussa le Messager d'Allah (saws) à déclarer: "Nous rentrons demain".
Les Musulmans en furent soulagés, le Prophète (saws) sourit de leur soulagement apparent.
Le retour
Sur le chemin du retour, le Messager d'Allah (saws) ordonna à ses partisans de dire: "Nous revenons, repentant, adorant Dieu et le louant".
L'un des Compagnons demanda au Messager: "Ô Prophète ! prie afin que Dieu se venge des Thaqifites".
Le Messager répondit en disant: "Mon Dieu, mets les sur la voie juste et mène les vers nous !".
Dieu ne tarda guère à convertir les Thaqifites qui devaient bientôt envoyer une délégation au Prophète (saws) ayant pour mission de proclamer leur conversion.
Le partage du butin à Jourana
De retour, le Messager d'Allah (saws) s'arrêta à Jourana pour le partage du butin. Il reçut une délégation de Houazenites qui voulant se convertir lui demandèrent la restitution de leurs biens et de leurs familles en captivité. Le Messager (saws) leur demanda de choisir entre leurs biens et leurs familles. Les Houazenites demandèrent à ce que leurs familles soient délivrés. Le Messager (saws) convia les Musulmans s'ils le désiraient à restituer également les biens des nouveaux Musulmans et il leur demanda de réfléchir à cette proposition. Après consultation, les combattants décidèrent à l'unanimité de rendre les biens aux Houazenites.
Le Messager d'Allah (saws) s'enquerra de Malik Ibn Aoûf et il dit: "Si Malik vient embrasser l'Islam, je lui rendrai sa famille, ses richesses et je lui ferais cadeau de cent chameaux". Attiré par ces promesses, Malik quitta Taïf et trouva le Messager (saws) entre Jourana et la Mecque et il se convertit.
Ibn Mas'ud a dit: "Quand ce fut le fameux jour de Hounayn le Messager de Dieu fit des préférences à certains dans le passage du butin. Ainsi donna-t-il à Al Aqra Ibn Habis cent chameaux. Il donna la même chose à 'Ouyayna Ibn Hisn. Il donna aussi à des gens parmi la noblesse arabe en les favorisant dans le partage. Quelqu'un dit alors: "Par Dieu, voila bien une répartition qui manque de justice et ou l'on a pas rechercher la satisfaction de Dieu".
Je ne rendis effectivement auprès de lui et lui contai la chose. Son visage devint rouge intense et il dit:"Qui donc est juste si Dieu et Son Messager ne le sont pas?". Puis il ajouta: "Que Dieu ait Moïse dans Sa miséricorde! On lui a fait en effet des torts bien plus grands et il endura pourtant avec patience".
Je dis: "Je ne lui adresserai certainement plus jamais la parole après ce qu'il a dit"". (al-Boukhâri, Mouslim)
Le dicours du Prophète zzz(Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) aux Ansars
Le Prophète (saws) donna une grande part du butinaux Mecquois parmi ceux dont leur coeur étaient à rallier. Quelques Ansariens (Médinois) s'en plaignirent :"Que Dieu pardonne à notre Prophète ! Il donne notre part du butin aux Qoraichites et nous oublie alors que nos épées sont encore tachées de sang !".
Ayant appris cela, le Messager d'Allah (saws) les réunit à part, commença par louer Dieu et leur dit: "Ô Ansariens ! Qu'est ce que j'apprends ? vous étiez égarés et Dieu m'a permis de vous remettre dans le droit chemin, vous étiez séparés et Dieu vous a réuni par mon intermédiaire, vous étiez pauvres et Dieu vous a enrichis. Ne me répondez vous donc pas ?"
"Que pourrions nous te dire Ô Prophète (saws) ! nous vous devons tout à Dieu et à toi !".
Le Prophète (saws) reprit: "Vous pourriez bien me dire que je suis venu à vous alors qu'on me traitait de menteur et pourtant vous m'avez cru, j'étais vaincu, vous m'avez aidé à vaincre, j'étais pourchassé vous m'avez donné refuge, j'étais sans ressource vous m'avez secouru ! Vous vous croyez lésés, Ô Ansariens à cause d'un bien éphémère relevant de ce bas monde que j'ai donné à des hommes pour qu'ils se convertissent et je vous ai confiés à votre Islam. Les Qoraichites auront leurs moutons et leurs chameaux, mais vous, vous retournerez dans vos maisons en ma compagnie, votre butin n'est-il pas préférable au leur ? J'en jure par Celui qui tient mon âme dans Ses Mains, si je n'avais émigré, j'aurais aimé être l'un des vôtres. Si les hommes empruntaient un chemin et les Ansariens un autre, je suivrais volontiers celui des Ansariens. Certes après mon départ, vous subirez des épreuves, endurez les jusqu'à ce que vous me rencontriez auprès du bassin (au Paradis). Ô Dieu, fais miséricorde aux Ansariens et aux enfants des Ansariens".
Tous pleurèrent d'émotion et déclarèrent qu'ils étaient contents d'avoir pour seule richesse Dieu et Son Prophète.
Des nomades s'accrochèrent au Prophète (saws) lui demandant une plus grande part du butin. Ils l'acculèrent à un arbre épineux qui accrocha son habit.
Il leur dit :"Ô hommes, rendez moi mon manteau. Si vous aviez droits à autant de biens que les arbres de Touhama, je les aurais répartis entre vous, pour que vous ne me traitiez pas d'avare, ni de menteur, ni de poltron. Ô hommes ! je n'aurai de ce butin que le cinquième et même ce cinquième vous reviendra de droit".
L'un des Bédouins prit le Prophète (saws) violemment par le pan de son manteau, son cou en fut marqué et lui dit: "Donne moi une partie des biens de Dieu que tu possèdes". Le Prophète (saws) sourit et lui donna sa part.
Le retour vers Médine
Le Prophète (saws) quitta Jourana pour une visite pieuse puis regagna Médine, après avoir confié la Mecque à Itab Ibn Oussaid.
Lbataille de Taboûk (9 H ; 62 ans)
Date
Cela se passait au mois de Rajab de la 9ème année après l'Hégire, en plein été.
Causes de cette bataille
Lorsque le Prophète (saws) apprit que les Chrétiens de la Syrie venaient de prendre la ferme résolution d'attaquer Médine avec une armée forte de quarante mille hommes envoyés par le Roi de Rome (Hercule), il décida de prévenir cette attaque en marchant à la tête d'une force armée musulmane de trente à quarante mille hommes, sur la Syrie.
En même temps, il nomma 'Ali Gouvernant adjoint de Médine. Une fois son armée levée, il quittaMédine pour la Syrie.
Les préparations
Othman céda trois cent chameaux scellés et 1000 dinars qu'il mit à la disposition du Prophète (saws). Celui ci déclara "les erreurs que Othman pourra faire à l'avenir lui seront toutes pardonnées".
Abou Bakr se désista de tout son argent.
'Omar sacrifia la moitié de ses richesses.
Quelques Musulmans vinrent trouver le Prophète (saws) et lui demander des montures pour prendre au Jihad. Par manque de moyens, ils partirent en pleurant de ne pouvoir participer au Jihad.
L'armée des Musulmans comptait 30 000 combattants.
La demande de prier dans la mosquée nuisible avant le départ
Abou Amer écrivit à ses partisans hypocrites restés à Médine et leur ordonna de construire une fortification qui leur servirait de poste d'observation. Ils commencèrent par construire une mosquée près de celle de Qouba qu'ils achevèrent avant que le Messager d'Allah (saws) ne menât l'expédition de Tabouk. Ils demandèrent au Prophète (saws) de venir prier dans leur mosquée, espérant ainsi obtenir son approbation. Ils lui dirent qu'ils l'avaient construite à l'intention des faibles et des malades pour y faire la prière durant l'hiver.
Mais Dieu ne permit pas à Son Prophète (saws) d'y prier. Le Messager d'Allah (saws) leur dit: "Je dois entreprendre un voyage. Je visiterai votre mosquéeà mon retour, si telle est la volonté de Dieu".
Le départ
Selon Ka'b Ibn Màlik , le Prophète sortit un jeudi pour la campagne militaire de Taboûk et il aimait en effet sortir le jeudi. (al-Boukhâri, Mouslim)
Ka'b Ibn Malik raconte :"Quand il partait en expédition, le Prophète (saws) ne manifestait jamais sa véritable intention. L'expédition de Tabouk faisait exception. Le Prophète (saws) la mena par une chaleur extrême en affrontant un long voyage à travers le désert pour rencontrer des ennemis très nombreux. Afin que les Musulmans fassent des efforts proportionnés, il leur dévoila les fatigues et les obstacles qu'ils auraient à surmonter au cours du voyage et l'effectif considérable de l'ennemi".
En chemin 'Ali (ÑÖí Çááå Úäå) qui devait s'occuper de la garde de Médine le rattrappe
Après le départ du Prophète (saws), les Hypocrites, s'évertuèrent à se moquer de 'Ali en lui disant que le messager d'Allah l'avait laissé derrière lui pour porter son fardeau. Voulant se démontrer que les Hypocrites disaient là des mensonges, 'Ali décida d'aller voir le Prophète. Lorsqu'il rejoignit ce dernier à Jaraf, il lui expliqua la raison de sa venue et la moquerie des Hypocrites.
Le Prophète (saws) lui dit: «Les Hypocrites sont des menteurs. Je suis venu ici après t'avoir désigné comme mon député. O 'Ali! N'es-tu pas content que ton grade soit monté! Tu es à moi ce que Hârûn fut à Mûsâ, à cette différence près qu'il n'y aura pas de prophète après moi».
Après cette explication, 'Ali retourna à Médine et le Prophète se dirigea vers Taboûk qui se trouvait à une distance de dix étapes de Damas et de Médineà la fois, et sur la frontière de l'Empire romain de l'époque.
Abou Dhar (ÑÖí Çááå Úäå) ne peut suivre l'allure de la troupe et reste tout seul
Lorsque Abou Dhar fut resté derrière la caravane, quelqu'un attira l'intention du Prophète sur la difficulté qu'il avait rejoindre les troupes. Le Saint Prophète répondit: «Laisse-le se débrouiller tout seul. Il réussira si Allah le veut».
Le trajet difficile
Au cours de ce voyage, les Musulmans vécurent de dures épreuves. Ils se relayaient à tour de rôle pour monter les montures, ils tuèrent des chameaux pour pouvoir boire l'eau emmagasinnée dans leurs bosses, ils étaient prêts à égorger leurs montures pour pouvoir se nourrir avec l'accord du Messager mais 'Omar intervint et dit :"s'ils égorgent les bêtes, nous n'aurons plus assez de montures. Tu devrais leur demander ce qu'il leur reste de provisions en invoquant Dieu de le multiplier".
Le Prophète (saws) fit étendre une nappe et invita les Musulmans à apporter ce qui restait de leurs provisions. Après avoir invoqué Dieu, la nourriture se multiplia et les Musulmans purent se servir, ils remplirent tous les récipients du camp et mangèrent à satiété. Le Prophète (saws) déclara: "Je certifie qu'il n'y a qu'un Dieu et que je suis Son Prophète. Dieu met le paradis à portée de ceux parmi Ses serviteurs qui ne connaissent pas le doute et qui prononcent cette double profession de foi".
L'attente de la troupe ennemi
Lorsque le messager d'Allah atteignit Taboûk, il y resta une vingtaine de jours.
Youhanna, le gouverneur d'Aïla demanda la protection du Messager d'Allah (saws) qui l'accepta contre un tribut. Les habitants de Jarba et d'Adzrah en firent de même. Le Prophète (saws) leur communiqua ses conditions par écrit.
Pendant son séjour dans cette localité, il s'appliqua à envoyer tout autour des brigades qui avaient pour mission principale l'appel à l'Islam. Mais aucunearmée romaine ne vint à leur rencontre. Le Prophète (saws) rebroussa donc chemin.
L'etanchement de la soif
Parmi les miracles qui eurent lieu pendant la bataillede Taboûk, on relate que les combattants furent sujets à une soif très forte. Alors Abû Bakr (r) lui dit: " Ô Prophète de Dieu, Dieu ne t'a jamais refusé une prière. Si tu priais pour qu'Il nous donne à boire."
Le Prophète demanda : "Est-ce votre souhait ?"
Abû Bakr répondit par l'affirmative.
Alors le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) leva ses mains vers le ciel et ne les baissa pas avant que les nuages apparurent dans le ciel et la pluie tomba. Les troupes remplirent les récipients dont ils disposaient et levèrent les yeux vers le ciel pour s'apercevoir qu'en fait les nuages ne dépassaient pas leur camp !
Le chemin du retour
L'attentat contre sa vie (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã)
Pendant son retour, alors qu'il traversait la vallée de 'Aqaba Thî Fatq, les Hypocrites projetèrent d'attenter à sa vie en effrayant son chameau pour qu'il le jette par terre. Mais l'attentat fut un échec et le Prophète fut sauvé par 'Ammâr Ibn Yâsir et Hudhayfa Ibn Yaman. Après que le Prophète eut traversé la vallée, il divulgua à Hudhayfa les noms des Hypocrites qui avaient attenté à sa vie à la faveur de la nuit, et lui intima l'ordre de garder cela pour lui.
Le passage devant les ruines de Thamoud
En passant vers les ruines du peuple ancien de Thamoud, le Prophète (saws) convia ses Compagnons en ces termes: "N'entrez pas dans les maisons de ceux qui se sont fait tort à eux mêmes, qu'en pleurant de peur que vous ne subissiez le même sort". Il se couvrit la tête et pressa le pas jusqu'à ce qu'il eut traversée la vallée.
La rencontre avec Abou Dhar (ÑÖí Çááå Úäå)
Lorsqu'il arriva à la frontière de Taboûk les Musulmans l'aperçurent et informèrent le Prophète de l'arrivée d'un voyageur sinistré. Le Prophète dit sur-le-champ: «C'est mon Compagnon Abû Dhar. Allez vite me l'amener». Entendant cet ordre du Prophète, les Compagnons s'exécutèrent et emmenèrent Abou Dhar auprès du Messager d'Allah.
Après s'être enquis de sa santé, le Prophète lui demanda: «O Abou Dhar! Tu as de l'eau sur toi. Pourquoi donc, tu as l'air tellement assoiffé?».
- Abou Dhar: Certes, Maître, l'eau est là, mais je ne peux pas en boire.
- Le Prophète: Et pourquoi cela?
- Abou Dhar: O Seigneur! Sur mon chemin, j'ai trouvé de l'eau fraîche au pied d'une colline, mais ma conscience ne m'a pas permis d'en boire avant toi. C'est pourquoi je l'ai apportée pour toi. J'en boirai une goutte après que tu en auras bu.
Le Saint Prophète lui fit alors cette prédiction: «O Abou Dhar! Allah te couvrira de Sa Miséricorde. Tu vivras et tu quitteras ce monde seul. Tu seras ressuscité seul le Jour du Jugement. Tu entreras dans les cieux seul. Un groupe d'Irakiens seront bénis grâce à toi, car, après, ta mort, ils te laveront, t'envelopperont dans un linceul, et prieront sur toi».
La destruction de la mosquée nuisible
En revenant de Tabouk, alors qu'il n'était plus qu'à une journée ou deux de Médine, le Messager d'Allah (saws) apprit par l'Archange Jibril (as) la mauvaise intention des constructeurs de la mosquée nuisible, qui s'étaient jurés de semer la division parmi les Croyants.
Avant d'arriver à Médine, il envoya des troupes qui détruisirent la mosquée nuisible.
A ce propos Dieu révéla: {Ceux qui ont construit une mosquée par esprit de méchanceté et de concurrence et par pure mécréance, dans l'intention de diviser les Croyant en attendant le retour de celui qui a déjà combattu auparavant Dieu et Son Messager, ils jureront de toute leur force que: "nous n'avons visé qu'une oeuvre de bienfaisance". Et Dieu atteste qu'ils sont vraiment menteurs. N'y prie jamais ! unemosquée qui a été fondée sur la piété dès le premier jour mérite bien plus que tu y pries. Là sont des hommes qui aiment se purifier et Dieu aime ceux qui se purifient.} (9/107-108)
Le retour à Médine
Arrivés à Médine, le Prophète (saws) dit à ses Compagnons "Ici se trouvent des hommes qui vous ont accompagnés tout long de votre voyage".
"Ils nous ont accompagnés tout en étant restés àMédine ?" s'exclamèrent les Compagnons
"Oui, ils ont été retenus à Médine malgré eux" répondit le Messager d'Allah (saws).
Le Prophète (saws) rentra à Médine le mois de Ramadan de la même année. Il s'était absenté pendant deux mois.
A son retour à Médine, le Prophète (saws) entra dans la mosquée où il fit deux rak'âtes; les Musulmans qui n'avaient point participer à Tabouk sans raison valable vinrent s'excuser auprès du Prophète (saws). Ils étaient plus de 80. Il accepta leurs excuses à l'exception de Ka'b Ibn Malik, Mourara Ibn Ar Rabî et Hilal Ibn Omaya. Il ne les pardonna qu'après la révélation de quelques versets en ce sens. Cela fut également relaté dans un longhadith rapporté par l'Imam Al Bokhari.
La délégation de Thaqîf (9 H ; 62 ans)
Le Prophète (saws) revint de Tabouk au mois de Ramadan et qu'au cours du même mois, il reçut la délégation de Thaqif. (Ibn Ishaq)
Les Thaqifites s'étaient rendu compte qu'ils ne pouvaient se mesurer aux Arabes qui les entouraient et s'étaient tous convertis à l'Islam et avaient prêté allégeance au Prophète (saws). Aussi, il envoyèrent une délégation à la tête de laquelle se trouvait Kinana Ibn Abd Yalil.
Le Prophète (saws) installa la délégation dans lamosquée où il leur fit dresser des tentes d'où ils pouvaient entendre la récitation des versets coraniques et observer les Musulmans en prière. Tous les jours, ils rencontraient le Prophète (saws) qui ne manquait jamais de les appeler à se convertir, le Messager d'Allah (saws) leur parlait tous les soirs jusqu'à ne plus pouvoir se tenir sur ses jambes.
Othman Ibn Ali Al As, le plus jeune membre de la délégation, gardait les montures des Thaqifites lorsque ces derniers étaient avec le Prophète (saws). A leur retour, Othman allait le trouver à son tour pour s'informer de l'Islam et se faire lire des versets du Coran jusqu'à ce qu'il fut instruit dans la religion. S'il trouvait le Messager (saws) endormi, il se rendait chez Abou Bakr (ra). Il n'en disait rien à ses compagnons, forçant ainsi l'admiration du Prophète (saws).
L'Islam finit par s'introduire au coeur des Thaqifites. Toutefois, Kinana déclara au Prophète (saws) :
- "Nous autres, nous sommes loin de chez nous, l'adultère nous est indispensable !"
- "Il vous est pourtant interdit, lui répliqua le Prophète (saws), Dieu dit: {Evitez la fornication, c'est une abomination ! quel détestable chemin !} (17/32)
Les Thaqifites lui dirent :
- "L'usure est à la base de notre fortune !"
- "Contentez vous de votre capital !" leur répliqua le Prophète (saws). Dieu dit: {Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu ! Renoncez si vous êtes Croyants, à ce qui vous reste des profits de l'usure} (2/278)
- "Le vin , lui dirent-ils est le produit essentiel de notre terre. Il nous est indispensable !"
-"Pourtant, Dieu vous en interdit la consommation" et il leur récita le verset interdisant la consommation de vin.
D'après Ibn Ishaq, ils lui demandèrent aussi de les dispenser de la prière, mais il leur répondit qu'il n'existait point de religion sans prière. Après avoir accepté tous ces préceptes, ils demandèrent une dernière faveur au Messager d'Allah (saws) à savoir de garder encore leur idole "Al Lat" durant trois ans. Le Messager (saws) refusa de leur accorder ce souhait. Alors ils lui demandèrent la permission de la garder pendant deux ans, puis un an, puis un mois, mais il demeura inflexible.
Ils dirent au Prophète: "Détruis là toi même, nous ne pouvons pas nous en charger !".
Le Messager d'Allah (saws) leur répondit :"Je vous enverrai des hommes qui s'en chargeront".
Les Musulmans désignés par le Messager d'Allah (saws) détruisirent l'idole.
D'après Al Moughira (ra), les Thaqifites se convertirent tous et qu'il était difficile de trouver parmi les Arabes des Musulmans aussi fidèles à leur foi, à Dieu et à Son Livre. (Ibn Sa'd)
Ibn Ishaq raconte :"Après la prise de la Mecque, l'expédition de Tabouk, la conversion de l'allégeance de Thaqif, les délégations se succédèrent chez le Prophète (saws). Les Arabes avaient attendu que le sort de Qoreich fût décidé avant de prendre leur parti, les Qouraychites étant les maîtres du temple et de l'enceinte sacrée, les descendants directs d'Ismail (as) et les chefs des Arabes".
L'envoi d'émissaires (10 H ; 63 ans)
Tandis que le Prophète (saws) recevait les délégations proclamant leur conversion, il envoyait ses émissaires dans toutes les directions et surtout au sud de la péninsule, pour répandre les principes de l'Islam, qui fut bientôt pratiqué dans toute la Péninsule Arabique. Il fallut recourir à des guides spirituels pour expliquer les préceptes de la religion, et l'introduire au coeur des hommes.
Le Prophète (saws) envoya Khalid Ibn Al Walid à Najran et Ali au Yémen.
De même il envoya Abou Moussa Al Achari et Mou'âdh Ibn Jabal au Yémen leur recommandant: "Rendez la voie facile et ne créez pas de difficultés. Annoncez des choses agréables et ne laissez pas les gens fuir. Entraidez vous mutuellement".
Il dit à Mou'âdh (ra): "Tu auras à faire aux Gens du Livre. Incite les à certifier qu'il n'y a qu'un seul Dieu et que Mohamed est Son Prophète. S'ils t'obéissent, dis leur que Dieu leur impose cinq prières chaque jour, s'ils consentent, dis leur que Dieu leur impose une aumône légale qui sera prélevée sur les biens des riches et donnée aux pauvres d'entre eux; s'ils t'obéissent, ne touche pas à leurs objets précieux et crains les imprécations des opprimés, car aucun voile ne s'interpose entre elles et Dieu".
L'Imam Ahmed a rapporté que le Prophète (saws) qui avait suivi Mou'âdh (ra) à l'extérieur de Médine, lui à pieds et Mou'âdh sur une monture en lui répétant ses recommandations lui dit: "Nous ne nous retrouverons peut être plus après cette année, il serait souhaitable que tu passes par cette mosquéeet par mon tombeau".
Le pèlerinage d'adieu (10 H ; 63 ans)
L'imam Moslim a rapporté d'après Jabir (ra): "Le Prophète (saws) passa neuf ans à Médine sans entreprendre de pélerinage, au cours de la dixième année, son pélerinage était proclamé, un concours prodigieux de peuples se rendit à Médine pour y participer et imiter le Prophète (saws)."
Le Prophète (saws) fit son entrée à la Mecque par la partie haute et s'arrêta devant la porte des Banous Chaïba, il dit: "O mon Dieu accrois l'honneur et la puissance de cette Maison (Ka'ba) ainsi que de tous ceux qui y sont en pélerinage ou en visite pieuse et augmente leur piété".
Puis, il continua son chemin en enseignant aux Musulmans les principes du pélerinage.
Le Jour où il arriva au Mont Arafat, il prononça un discours dont voici le texte:
"Ô Musulmans, écoutez moi, j'ignore si l'année prochaine, nous pourrons nous rencontrer en ce même endroit. Votre sang et vos biens sont sacrés, comme le sont ce jour, ce mois et cette ville. Je proscris tout ce qui se rapporte à l'ère pré-islamique, la vengeance propre à cette période est désormais interdite, à commencer par celle d'Ibn Rabiâ Ibn Al Hareth, l'usure propre à la Jahiliya (ère de l'ignorance) est également interdite, à commencer par celle d'Al Abbas Ibn Abdelmottaleb.
"Ô Musulmans, le démon n'espère plus être adoré sur votre terre. Mais s'il est écouté, il se satisfera de celles de vos actions que vous méprisez. Craignez le pour votre religion."
"Ô Musulmans, le mois intercalaire n'est qu'un surcroît d'infidélité ; les incrédules s'égarent ainsi ; une année, ils le déclarent non sacré, afin de se mettre en accord sur le nombre de mois que Dieu a déclarés sacrés. Ils déclarent ainsi non sacré ce que Dieu a déclaré sacré."
"Le temps a accompli un cycle complet comme au jour où Dieu a crée les Cieux et la Terre. L'année est de douze mois. Quatre de ces mois sont sacrés, dont trois successifs: Dhoul Qida, Dhoul Hijja et Al Muharram, et le mois situé entre Joumada et Chaaban."
"Craignez Dieu en vos femmes, car vous les avez prises selon un pacte que vous avez conclu avec Dieu, et ce n'est qu'avec la permission de Dieu que vous cohabitez avec elles. Elles ont des droits sur vous, et vous avez des droits sur elles. Elles ne doivent accueillir personne chez vous sans votre accord. Si elles s'avisent de le faire, frappez les modérément. En revanche, elles sont en droit d'exiger de vous que vous les entreteniez".
"Réfléchissez bien à ce message que je vous ai communiqué, Ô Musulmans. Je vous laisse deux guides qui ne vous permettront pas de vous égarer, si vous vous y conformez: le Livre de Dieu et la Tradition de Son Prophète."
"Ô Musulmans, écoutez et obéissez, même si vous êtes gouvernés par un esclave éthiopien au nez coupé, tant qu'il vous gouverne en se conformant au Livre de Dieu le Très Haut. Quant à vos gens de maisons (domestiques), nourrissez les de vos plats et habillez les de vos vêtements. S'ils commettent une faute que vous ne leur pardonnez pas, vendez les, Ô Serviteurs de Dieu, mais ne les faites pas souffrir."
"Ô Musulmans, écoutez moi et soyez raisonnables. Vous savez que les Musulmans sont frères. Un Musulman n'a droit qu'à la part des biens de son frère qu'il lui cède de plein gré. Ne soyez pas injustes envers vous mêmes. Ai-je bien transmis le message ? Vous comparaîtrez un jour devant Dieu, c'est pourquoi vous devrez éviter de vous égarer et de vous entretuer après ma mort. Que ceux qui sont ici présents transmettent ce message aux absents, ils le comprendront peut être mieux que ceux qui l'auront écouté. Vous serez interrogés à mon sujet, que direz vous alors ?
Et la foule de répondre: "Nous certifions que tu nous a communiqué ton message, que tu as accompli ta mission et que tu nous as prodigué tes conseils".
Le Prophète (saws) leva l'index vers le ciel puis le pointa dans la direction de la foule en déclarant à trois reprises: "Ô Mon Dieu, sois en témoin".
Dieu révéla à Son Messager (saws) le verset suivant: "Aujourd'hui, j'ai rendu votre religion parfaite ; j'ai parachevé ma grâce sur vous et j'agrée l'Islam comme étant votre religion" (s5/v3)
Le Messager de Dieu (saws) ne quitta le Mont Arafa qu'au coucher du soleil. Il se rendit ensuite à Mozdalifa et dit en faisant un geste de la main droite: "La sérénité, la sérénité, ô Musulmans".
A Mozdalifa, il fit la prière du coucher du soleil et celle de la nuit ensemble, retardant la première.
Il coucha à Mozdalifa et descendit avant le lever du soleil dans la vallée de Mina où il prit sept cailloux et les jetta contre la Jamarate de l'Aqaba en déclarant: "Dieu est Grand" à chaque fois qu'il lançait un caillou.
De là, il se rendit au lieu de l'immolation des victimes où il égorgea 63 chameaux de sa propre main et chargea Ali (ra) d'immolerle reste jusqu'à cent. Puis le Prophète (saws) se dirigea vers la Maison (Ka'ba) où il fit la prière de midi. Les fils de Abdelmottaleb vinrent lui offrir de l'eau de Zem Zem. Il dit "Tirez l'eau, ô Banous Abdelmottaleb, tant que les hommes ne vous disputent pas cette tâche ; s'ils avaient ce droit, je vous aurais moi même aidés à tirer". Ils lui passèrent le seau dont il but aussitôt. Puis, il s'en retourna à Médine.

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Mouhammad (صلى اللهعليه و سلم)Biographie musulmane officielle (Sirat) condensée

Sa mort
La maladie de mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم)
Le récit de 'Aicha (raa): 'Ubayd-Allah ibn 'Utba a dit: J'entrai chez 'Aicha et lui dis: "Ne voudrais-tu pas me parler de la maladie de l'Envoyé d'Allah (saws)?"
- "Si!", répondit-elle. Elle commença alors en ces termes: "L'état du Prophète (saws) s'était aggravé sous l'effet de la maladie. Or, il demanda si les fidèles avaient fait la prière.
- "Non, lui répondîmes-nous, ils t'attendent, ô Envoyé d'Allah".
- "Qu'on mette de l'eau dans le bassin", dit-il. Nous en mîmes; il se lava et voulut ensuite se lever, mais il tomba évanoui. Revenu à lui, il demanda de nouveau si les fidèles avaient fait la prière.
- "Non, lui répondîmes-nous, ils t'attendent ô Envoyé d'Allah". Il nous ordonna de lui mettre de l'eau dans le bassin; se lava, essaya de se lever; mais retomba évanoui. Ayant ensuite repris ses sens, il demanda encore: "Les fidèles ont-ils fait la prière?".
- "Non, répliquâmes-nous, pas encore, ils sont toujours dans ton attente". Il ordonna de mettre de l'eau dans le bassin; se lava, essaya de se lever et encore une fois tomba en syncope. Une fois revenu à lui, il dit: "Les fidèles ont-ils fait la prière?".
- "Non, répondîmes-nous, ils t'attendent, ô Envoyé d'Allah!". Réunis dans la mosquée, les fidèles attendaient l'Envoyé d'Allah (saws) pour faire la prière de 'ichâ' (du soir)". Alors, le Prophète (saws) envoya chercher Abou Bakr pour présider la prière. Le messager alla trouver celui-ci et lui dit: "L'Envoyé d'Allah (saws) t'enjoint de présider la prière des fidèles". Abou Bakr, qui était tendre du cœur, s'adressa alors à 'Umar en lui disant: "Préside toi-même la prière".
- "Non, reprit 'Umar, toi tu en as plus de droit". Abou Bakr présida donc la prière durant ces jours. Puis, l'Envoyé d'Allah (saws), sentant un jour une légère amélioration, sortit de chez lui, appuyé sur deux personnes dont Al-'Abbâs et se rendit à la prière de zhuhr (de midi) que Abou Bakr présidait. A la vue du Prophète, Abou Bakr voulut reculer, mais, d'un geste, le Prophète (saws) l'enjoignit de ne pas bouger et, s'adressant aux deux personnes qui le soutenaient, il dit: "Faites-moi asseoir à côté de Abou Bakr". On déféra à cet ordre: Abou Bakr, étant debout, suivit la prière du Prophète et les fidèles suivirent celle de Abou Bakr. Durant ce temps, le Prophète (saws) demeura assis. (Mouslim n°629)
D'après 'Anas ibn Mâlik (ra), Abou Bakr dirigeait la prière des fidèles durant la maladie qui avait emporté l'Envoyé d'Allah (saws). Un lundi, pendant qu'ils étaient rangés pour la prière, l'Envoyé d'Allah (saws) souleva le rideau de la chambre et se mit à les regarder. Il se tenait debout, son visage ressemblait à un papier de parchemin et il souriait. Nous fûmes si émus de la joie de le revoir. Quant à Abou Bakr, il se mit à reculer pour gagner sa place parmi la rangée des fidèles, pensant que le Prophète (saws) allait venir diriger lui-même la prière. Mais, d'un geste, le Prophète (saws) nous fit signe d'achever la prière et laissa ensuite retomber le rideau. Le même jour l'Envoyé d'Allah (saws) rendit le dernier soupir. (Mouslim n°636)
D'après Abou Mûsa (ra), Le Prophète (saws) tomba gravement malade. Il dit alors: "Donnez l'ordre à Abou Bakr de diriger les fidèles dans la prière".
- "Abou Bakr, fit observer 'A'icha, est un homme au cœur tendre; quand il se tiendra à ta place il sera incapable de diriger les fidèles dans la prière".
- "Donne l'ordre à Abou Bakr de diriger les fidèles dans la prière, reprit-il. Vraiment vous êtes telles les dames de Joseph (vous discutez trop et vous insistez trop)!".
Abou Bakr dirigea ainsi les fidèles dans la prière du vivant de l'Envoyé d'Allah (saws). (Mouslim n°638)
D'après Sahl ibn Sa'd As-Sâ'idî (ra), l'Envoyé d'Allah (saws) était allé chez les Banû 'Amr ibn 'Awf pour rétablir la paix parmi eux. Comme l'heure de la prière était arrivée, le muezzin vint trouver Abou Bakr et lui dit: "Veux-tu présider la prière pour que je fasse le second appel?".
- "Oui", répondit-il. Abou Bakr présida la prière, mais au cours de laquelle, l'Envoyé d'Allah (saws) arriva à la mosquée. Il se fraya un passage à travers les fidèles et se mit au premier rang. Les fidèles battirent des mains (pour attirer l'attention de l'imam), mais Abou Bakr ne se retourna pas et continua sa prière. Puis, comme les fidèles faisaient plus de bruit, il se retourna et aperçut l'Envoyé d'Allah (saws). Celui-ci lui fit signe de demeurer en sa place. Abou Bakr éleva les mains et loua Allah, à Lui la puissance et la gloire, pour l'ordre que venait de lui donner l'Envoyé d'Allah (saws). Ensuite, il recula et alla prendre place au premier rang parmi les fidèles. Alors l'Envoyé d'Allah (saws) s'avança, fit la prière et quand elle fut achevée il dit: "O Abou Bakr, qu'est-ce donc qui t'a empêché de rester à ta place puisque je t'en avais donné l'ordre?".
- "C'est, répondit Abou Bakr, qu'il n'appartenait pas au fils de Abou Quhâfa (surnom de Abou Bakr) de diriger la prière en présence de l'Envoyé d'Allah (saws)". Puis, s'adressant aux fidèles, l'Envoyé d'Allah (saws) dit: "Pourquoi donc avez-vous tapé des mains si bruyamment? Celui d'entre vous qui, étant en prière, voulut exprimer quelque chose, qu'il glorifie Allah car cette glorification attire l'attention de l'imam. Seules les femmes sont autorisées à claquer des mains pour cette fin". (Mouslim n°639)
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) reçoit la révélation jusqu'aux derniers instants de sa vie
Anas (رضي الله عنه) a dit: «Dieu honoré et glorifié n'a cessé de faire des révélations au Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) jusqu'à sa mort; si bien, qu'au moment de sa mort, il avait reçu le plus de révélations». (al-Boukhâri, Mouslim)
Le dernier sermon du Prophète (صلى الله عليه و سلم)
Ce sermon fut fait le neuvième jour de Zil Hadj 10 A.H. dans la Vallée Uranah du Mont Arafat
"Ô Peuple, écoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serais encore parmi vous. Donc écoutez ce que je vous dis avec beaucoup d'attention et APPORTEZ CE MESSAGE A CEUX QUI NE PEUVENT ETRE PRESENTS ICI AUJOURD'HUI.
Ô Peuple, tout comme vous considérez ce Mois, ce Jour, cette Cité comme Sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque Musulman comme Sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser. Souvenez-vous qu'en vérité vous rencontrerez votre SEIGNEUR et qu'effectivement il vous demandera compte de vos actes. ALLAH vous a défendu de pratiquer l'usure (de prendre de l'intérêt), donc toute obligation d'intérêt sera dorénavant abolie.
Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous induire à commettre les grands pêchés, méfiez-vous donc à ne pas le suivre en ce qui concerne les petits pêchés.
Ô Peuple, il est vrai que vous ayez certains droits à l'égard de vos femmes, mais elles aussi ont des droits sur vous, mais si elles vous obéissent, alors à elles appartient le droit d'être nourries et habillées convenablement. Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles car elles sont vos partenaires. Et il est de votre droit de vous assurer qu'elles choississent leurs amies avec votre approbation, aussi bien que de ne jamais commettre l'adultère.
Ô Peuple, écoutez-moi bien. Adorez ALLAH, faites vos cinq prières (Salah) quotidiennes, jeûnez pendant le mois de Ramadan, et donnez votre richesse en Zakat. Accomplissez le Hajj si vous en avez les moyens. Vous savez que chaque musulman est le frère d'un autre musulman. Vous êtes tous égaux. Aucune personne n'est supérieur à une autre excepté en piété et en bonne action.
Souvenez-vous, un jour vous vous présenterez devant ALLAH et vous répondrez de vos actes. Donc, prenez garde, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort.
Ô Peuple, AUCUN PROPHETE OU APOTRE NE VIENDRA APRES MOI ET AUCUNE NOUVELLE FOI NAITRA. Raisonnez bien, donc, O Peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses, le Coran et mon exemple La SUNNAH, et si vous les suivez vous de vous égarerez jamais.
Que tous ceux qui m'écoutent transmettent ce message à d'autres et ceux-là à d'autres encore ; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m'écoutent directement.
Sois témoin Ô ALLAH, que j'ai transmis ton message à ton Peuple".
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Abou Oumama Al Bâhilî a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire dans son sermon du pèlerinage d'adieu: «Craignez pieusement Dieu, faites vos cinq prières quotidiennes, observez le jeûne de votre mois (Ramadhân), acquittez l'aumône légale de vos biens et obéissez à vos chefs et vous serez alors dans le Paradis de votre Seigneur». (Tirmidhi)
Les derniers instants de la vie du Prophète (صلى الله عليه و سلم)
D'après 'Âicha (ÑÖí Çááå ÚäåÇ): "L'Envoyé d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) avait près de lui une outre contenant de l'eau. Il se mit à introduire sa main dans l'eau et à essuyer son visage en disant : "Il n'y de Dieu qu'Allâh. La mort a ses affres". (Al-Boukhâri)
Anas a dit: "Au momment de son agonie, le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) fut très éprouvé. Sa fille Fâtima se mit à dire: "Quel malheur, O père" !
Il lui dit : "Plus d'épreuve pour ton père après ce jour" ". (Al-Boukhâri)
Il (صلى الله عليه و سلم) disait dans ses derniers instants de vie, juste avant de quitter sa communauté: "La prière, la prière, et (le bon comportement envers) vos esclave". (Ahmad 3/117, Ibn Maja n°2697, Ibn Hibban n°1220, déclaré authentique par al-Albani dans Al-Irwa n° 2178)
Ibn Mas'oud (ra) rapporte le récit suivant : « Nous nous sommes retrouvés dans la pièce de notre mère 'Âicha. L'Envoyé d'Allâh (saws) regarda et les larmes tombèrent de ses yeux. Il nous annonça sa mort puis il nous dit : soyez les bienvenus. Qu'Allâh vous salue avec la paix, qu'Allâh vous garde, qu'Allâh vous protège, qu'Allâh vous unisse, qu'Allâh vous assiste, qu'Allâh vous accorde la réussite, qu'Allâh vous apporte profit, qu'Allâh vous élève, qu'Allâh vous préserve ! Je vous recommande la crainte révérencielle d'Allâh et je vous recommande à Allâh, c'est Lui qui se charge de vous ! Nous lui avons demandé : O Envoyé d'Allâh ! A quand la fin de votre vie ? Il nous dit : la fin est proche. Le retour est vers Allâh, vers le Lotus de la limite, le paradis final et le haut Firdaws. Nous dîmes : O Envoyé d'Allâh ! Dans quel linceul devons-nous vous ensevelir ? Il dit : dans mes présents vêtements si vous voulez ou dans un tissu yéménite ou un tissu blanc. Nous dîmes : O Envoyé d'Allâh ! Qui doit prier sur toi ? Et nous pleurâmes. Il dit : attendez, qu'Allâh vous prenne en Miséricorde ! Et qu'Allâh vous récompense par le bien pour votre Prophète ! Après m'avoir lavé et enseveli dans mon linceul, mettez-moi sur mon présent lit sur le bord de ma tombe, puis sortez et laissez-moi pendant une heure, car le premier qui doit prier sur moi c'est mon ami et bien aimé Djibrîl ('ailayhi sallam), puis c'est Mikaîl, puis Israfaîl puis l'ange de la mort, puis une multitude d'anges. Ensuite entrez chez moi par groupes successifs. Priez sur moi et saluez-moi, mais ne me gênez par aucun éloge déplacé, par aucun bruit ou cri. Que les hommes de ma famille commencent par prier sur moi, ensuite leurs femmes, ensuite vous-même. Saluez ceux parmi mes compagnons qui sont absents ainsi que ceux qui me suivront dans ma religion jusqu'au Jour de la Résurrection. Et je vous prends à témoin que je salue tous ceux qui embrassent l'Islâm. » (Tabarânî - hadîth très faible)
L'Archange Djibrîl (عليه السلم) vint le voir trois jours avant sa mort, et lui dit : "O Muhammad ! Allâh m'envoie vers toi et te demande ce qu'Il sait mieux que toi et Il dit : comment te trouves-tu ? Il répondit : je me trouve affligé et je me trouve éprouvé. Djibrîl (As) revint le deuxième jour, lui posa la même question et il reçut la même réponse. A ces instants l'ange de la mort [Malak al-mawt] se présenta et demanda l'autorisation. Djibrîl (As) dit alors : O Muhammad ! voici l'ange de la mort qui te demande l'autorisation. Il ne l'a jamais demandée à un humain avant toi et il ne la demandera jamais à un humain après toi. Il lui dit : Donne-lui l'autorisation d'entrer et il entra. Il se mit devant lui, et dit : Allâh m'a envoyé vers toi et m'a ordonné de t'obéir. Si tu m'ordonnes de ravir ton âme je le ferai et si tu m'ordonnes de la laisser, je la laisserai. L'Envoyé d'Allâh (saws) lui dit : tu ferais ça, O ange de la mort ? Il dit : c'est qu'on m'a ordonné d'obéir. Puis Djibrîl (As) ajouta : O Ahmad ! Allâh aspire ardemment à toi. Il dit alors : Fais ce qu'on t'ordonne O ange de la mort ! A ces mots Djibrîl (As) dit : Paix sur toi O Envoyé d'Allâh ! [as-Salâmou 'aileyka Yâ RassoulouLLâh] C'est mon dernier passage sur la terre. C'est toi qui était le but de mes venus dans ce bas-monde. » (Al-Boukhâri)
L'Envoyé d'Allâh (saws) mourrut en étant adossé à la poitrine de son épouse 'Âicha (radhiallâhu 'anha) en portant n vêtement feutré et un manteau ample et épais. Sa fille Fâtima, se leva pour se lamenter en disant : O père ! Tu as répondu à l'appel de ton Seigneur ! O père, le paradis du haut Firdaws est le lieu de ton séjour ! O père ! à Djibrîl nous anonçons ta mort ! O père ! Combien tu es proche de ton Seigneur ! Puis, lorsqu'on l'a mis dans sa tombe elle dit : O Anas ! Comment vos âmes ont-elles pu accepter que vous versiez la terre sur l'Envoyé d'Allâh (saws) ?" (Al-Boukhâri)
C'était le 13 Rabî` Al-Awwal, de l'an 11 après l'Hégire, soit le 8 juillet 633. Il avait alors 63 ans.
Jour dernier
L'intercession du Prophète (saws)
Dieu - Exalté Soit-Il - dit en s'adressant à Son Messager - paix et bénédictions de Dieu sur lui : {Afin que ton Seigneur te ressuscite en une position de gloire}. La plupart des exégètes affirment que la position de gloire (al-maqâm al-mahmûd) c'est l'intercession. En effet, Abû Hurayrah, que Dieu l'agrée, demanda au Messager de Dieu - paix et bénédictions de Dieu sur lui : "Ô Messager de Dieu, qu'est-ce que la position de gloire ?". Il répondit en disant : "J'espère que c'est la position où j'intercède pour ma communauté".
Selon un hadîth authentique, le Jour du Jugement, les gens demanderont aux Prophètes et aux Messagers d'intercéder en leur faveur. Mais chaque Prophète et Messager déclinera et les gens arriveront au Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - qui dira alors : "Je suis l'homme de cette station". Puis il se prosterne et Dieu lui inspire des louanges qu'il Lui adressera. Puis on lui dira : "Relève ta tête. Demande, ta demande sera exaucée. Intercède, ton intercession sera acceptée".
Le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - dira alors : "Ma communauté ! Ma communauté !". Par cette intercession, sortiront de l'Enfer ceux qui n'ont rien associé à Dieu.
Certains savants ont dit que cette intercession est réservée à ceux qui méritent la rétribution ou l'élévation de leurs rangs et non pas aux gens qui ont commis les péchés capitaux. D'autres savants ont dit que cette intercession touche toute la communauté, conformément à la parole du Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui : "J'ai épargné mon invocation, je l'ai gardée pour ma communauté le Jour du Jugement Dernier". Ces savants affirment donc que cette intercession sera en faveur de ceux qui ont commis des péchés mineurs et ceux qui ont commis des péchés capitaux. Ils s'appuient sur lehadîth rapporté par At-Tirmidhî et Abû Dâwûd, avec une bonne chaîne narration : "Mon intercession est en faveur de ceux, parmi ma communauté, qui ont commis des péchés capitaux". La Bonté de Dieu est immense et Il a grandement honoré Son Prophète.
Certains savants considérés affirment que l'intercession ne multiplie pas le nombre des oeuvres - chacun sera jugé selon ses oeuvres - mais Dieu augmente, par cette intercession, la rétribution des oeuvres. Il s'agit d'une augmentation de la rétribution et non pas des oeuvres elles-mêmes.
D'après Abu Sa'îd al-Khudrî , d'après le Prophète a dit: "Au jour de la résurrection, je serai le maître des descendants d'Adam et je ne m'en vante point. Je tiendrai dans ma main l'étendard de la louange et je ne m'en vante point. Tous les prophètes y compris Adam et tous les autres seront sous mon étendard. Je serai le premier pour qui la terre se fendra pour me laisser sortir (lors de la résurrection) et je n'en suis point vaniteux". (At-Tirmidhi)

 

Ses qualitésIntroduction aux qualités du Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a le plus parfait et et le plus noble caractère parmi ses créatures
Il (تعالى) a dit: {Et certes tu es marqué d'une noblesse de caractère immense.} (68/4)
De même, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Mon Seigneur m'a éduqué et l'a (donc) fait de bonne manière".
Il (صلى الله عليه و سلم) a dit aussi : "J'ai été envoyé pour parfaire les nobles caractères".
Il doit donc être pris comme exemple dans Ses qualités
Il a dit aussi {Il y a pour vous en l'Envoyé d'Allah un exemple excellent …} (33/21)
Témoignages de non-musulmans à son sujet
George Bernard Shaw a dit : "Je le crois que si un homme comme lui devait assumer la dictature du monde moderne, il réussirait à trouver des solutions aux problèmes tout en apportant la paix et le bien-être tant désirés. L'Europe commence à être séduite par les principes de Muhammad. Dans le siècle à venir, elle pourrait aller jusqu'à la reconnaissance de l'utilité de ces principes pour régler ses problèmes."
Lamartine, dans son long tribut au Prophète (صلى الله عليه و سلم) a écrit : "Si la noblesse des intentions, la petitesse des moyens et la grandeur des résultats sont les trois critères du génie humain, qui oserait comparer n'importe quel grand homme de l'histoire moderne à Muhammad".
Gandhi écrivit ceci à propos du Prophète de l'Islam : "Je deviens plus convaincu que jamais que ce n'était pas par l'épée que l'Islam s'est fait sa place à l'époque. C'était la profonde simplicité, l'auto-effacement prononcé du Prophète, la scrupuleuse application des engagements, son intense dévotion envers ses amis et fidèles, ainsi que son intrépidité, son courage et sa confiance absolue en Dieu et en sa mission. C'est grâce à tout cela, et non à cause de l'épée, que tous les obstacles ont pu être surmontés".
Le savoir-vivre du Prophète (صلى الله عليه و سلم)
Il ne suivait, ni ne fixait les choses du regard pesant. Le coup d'œil rapide était chez lui le plus courant et son regard vers le sol était plus long que celui vers le ciel.
Quand il marchait avec ses compagnons, il ne les devançait pas et saluait le premier, celui qu'il rencontrait.
Il parlait avec le "summum du langage" (*). Sa parole était distincte, sans verbiage ni brièveté, selon le besoin. Car cela fait partie de la sagesse. (Et car) il disait : "Parmi la bonne façon qu'a la personne de pratiquer l'islam, il est pour elle de laisser ce qu'il ne la regarde pas". Il disait aussi : "Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il dise du bien ou qu'il se taise".
Il articulait bien ses mots pour se faire entendre et comprendre. Il ne parlait pas inutilement et avait de longs silences.
Il était souvent sujet à la tristesse et constamment dans la réflexion. Facilement abordable, ni hautain ni banal. Il exaltait le bienfait, si minime soit-il, sans critique ni flatterie.
Le manque d'un avantage matériel ne le met pas en colère. Par contre, lorsqu'il s'agit de la vérité et du droit, sa colère est indomptable et il devient intransigeant jusqu'à la victoire. Mais, pour sa propre personne, il ne s'emportait, ni ne se vengeait.
S'il se fâchait, il se détournait, et s'il se réjouissait, il abaissait le regard. Le plus souvent son rire était un sourire, laissant voir des dents blanches comme neige.
Quand il parlait ou saluait ou demandait la permission d'entrer, il le répétait trois fois, pour être mieux entendu et compris. Le devoir qu'il avait de transmettre la religion, l'incitait à le faire.
Il s'associait à la discussion courante avec ses compagnons. S'ils discutaient des choses de la vie, de la vie dernière, de nourriture ou de boisson, il le faisait avec eux.
En s'asseyant, il dressait les genoux et les entourait des mains. Et s'il s'asseyait pour manger, il dressait la jambe droite et s'asseyait sur la gauche.
Il ne critiquait jamais une nourriture qu'on lui présentait. Si elle lui plaisait, il en mangeait, autrement il la laissait.
(*) "summum du langage" : [jawâmi' al-kalim] : donner en peu de mots la plus grande utilité par la richesse des significations, la facilité à être compris, la maîtrise de la langue…
La noblesse de caractère du Prophète (صلى الله عليه و سلم)
Dans le hadith authentique, on cite : "Les plus nobles en caractère parmi les croyants sont les plus accomplis dans la foi".
"Parmi ceux que j'aime le plus parmi vous et qui seront les plus rapprochés de moi le jour de la résurrection, sont ceux qui ont les nobles caractères".
"Qu'est-ce que la piété", lui demanda-t-on ? "C'est le bon caractère", répondit-il.
On l'interrogea aussi sur les actions les plus méritoires. Il dit : "La noblesse de caractère".
De ce fait, avoir un bon caractère vaut mieux que posséder or et argent. La voie pour cela est de prendre exemple de l'Apôtre, grâce et salut sur Lui. 
La générosité du Prophète (صلى الله عليه و سلم)
Sa générosité était proverbiale. Jamais il ne refusait de donner ce qu'on lui demandait, s'il le possédait.
Un homme le voyant porter un habit, le lui demanda. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) rentra chez lui, l'ôta et le lui remit.
D'après Jaber ben 'AbdAllah (رضي الله عنه) :"L'Envoyé d'Allah n'a jamais répondu par non à une demande". (al-Boukhâri, Mouslim)
Anas Ben Malik dit quant à lui : "Jamais l'Envoyé d'Allah n'a été sollicité de donner une chose dans (l'intérêt) de l'islam qu'il ne l'ait octroyée".
Un homme lui demanda (quelque chose). Il lui donna alors un troupeau de moutons entre deux montagnes. L'homme revint auprès des siens et leur dit : "O gens ! Entrez dans l'islam, car Mohamed fait des dons de celui qui ne craint pas le besoin".
Ainsi, il arrivait qu'un homme vint au Prophète (صلى الله عليه و سلم) ne recherchant qu'un bien terrestre, mais le soir venu, sa religion lui était plus chère que toute la terre et ce qu'elle contient.
Interrogé sur la libéralité du Prophète (صلى الله عليه و سلم), Ibn 'Abbâs (رضي الله عنهما) répondit : "Le Prophète d'Allah était le plus généreux des hommes, particulièrement au mois de Ramadân, lorsque le rencontrait l'Ange Gabriel avec la révélation et lui enseignait le Coran. Sa générosité était ininterrompue comme le souffle continu du vent bénéfique". (al-Boukhâri et Mouslim)
On lui apporta une somme de quatre vingt dix mille dirhams qu'on versa sur une natte. Il se mit à la partager et aucun solliciteur ne fut exclu jusqu'à qu'il en eût fini.
Il donna à al-'Abbâs (رضي الله عنه) en or ce qu'il ne puit porter.
A Mou'awwad ben 'Afrâ, qui lui dit don de dattes et de courges, il remplit la main en bijoux et en or.
Un homme vint lui demander l'aumône.
- "Je n'ai rien avec moi, lui répondit-il, mais va acheter à crédit à mon nom et s'il nous vient quelque chose, nous le rembourserons".
La magnanimité du Prophète (صلى الله عليه و سلم)
Il s'agit de la maîtrise de soi au point de ne rien montrer en paroles ou en actes, de désagréable, au moment de la colère.
Lorsque le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fut blessé à labataille d'Ouhoud et que la maille de son casque s'enfonçait dans sa chair, il dit : "Seigneur, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas". C'est là le haut degré de magnanimité et de patience.
Quand Dhou elKhoweyçira lui dit : "Sois équitable, car ce par